Les découvertes à faire au festival Osheaga !

La grande messe musicale indie a lieu du 01 août au 03 août 2014 au Parc-Jean-Drapeau. Un week-end magique en perspective et Les Insouciants vous a cocotté une liste de suggestions de concerts.

Le festival Osheaga en sera à 9e édition au début août. Il s’est forgé la réputation d’être le Coachella ou le Lollapalooza canadien, en plus d’être devenu une destination touristique incontournable. L’an dernier, 135 000 spectateurs ont envahi le site. Le festival affichait complet pour une deuxième année consécutive. À Osheaga, selon nos goûts et nos envies, on peut voir des groupes émergents sur plusieurs scènes (une 6e scène s’ajoute cette année) comme des pointures internationales ou des légendes de la musique. Les têtes d’affiche de cette édition 2014 sont Outkast, Jack White et les Arctic Monkeys. On ne les présente plus… Voici l’affiche officielle :

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Oui, on a hâte, comme bon nombre de personnes, de voir Chvrchres, London Grammar, Nick Cave, Lorde, Haim, Foster The People…. mais en se promenant d’une scène à l’autre, bière à la main, lunettes de soleil sur le nez, on peut avoir la possibilité de voir la réunion de vieux groupes, de découvrir des artistes qui ont échappé à notre radar ou encore de voir des nouveaux talents faire leurs armes.

L’horaire exact des prestations ne sortira qu’au cours du mois de juillet, mais en attendant, voici quelques suggestions par styles d’artistes qui méritent d’être vu sur scène.

 


 

Rock :

  • The Men : Groupe punk rock prolifique formé en 2008 à Brooklyn, ils ont déjà une discographie bien fournie, dégoulinante de rage et de guitares noisy ou surf selon les albums ! On peut citer Open Your Heart (2012) ou le petit dernier Tomorrow’s hits (2014). Rien de bien innovant, mais ça défoule et ça brasse la cage ! Et quand on voit les Replacements au haut de l’affiche, on sait que leur relève est assumée.

  • Temples : Tout comme le fait Tame Impala, le psychédélique est toujours vivant et pertinent. Ce groupe, originaire de Kettering, dans le Northamptonshire en Angleterre, le prouve à son tour. Ils disent vouloir créer des chansons mémorables, hors des sentiers battus de la pop, avec une «couche de bizarrerie». Quand on est influencé par David Bowie et Brian Eno, cela va un peu de soi ! En plus, ils ont comme fans Noel Gallagher et Johnny Marr (ex- The Smiths) et ont tourné avec Suede, Primal Scream, Kasabian et The Vaccines, pas mal du tout ! Leur premier album, Sun Structures, a un reçu un excellent accueil critique et il est l’un des très bons albums de cette cuvée 2014.  Leur premier single, Shelter Song, est représentatif du côté excentrique de leur musique.

  • Jagwar ma : Non, décidément, le psychédélique, avec ses chansons composées sous LSD et son univers stroboscopique et ésotérique, n’appartient pas qu’aux années 1970 ! Jagwar ma fait une musique plus lente que Temples, avec un peu moins de guitares. Le groupe vient de Sydney. En 2013, Howlin, leur premier album a été encensé par la critique et ils ont tourné avec Foals. On retrouve un côté plus dance dans leur musique, car ils sont influencés par des gens comme Aphex Twin ou The Avalanches.

  • KONGOS : Come with me now est à la fois une découverte chouette et un sacré vers d’oreille ! Pour les cinéphiles, le film Holy Motors a utilisé cette chanson pour son trailer. Il est également intéressant de constater que les quatre frères Kongos viennent d’Afrique du Sud et sonne comme un groupe anglais. La raison est bien simple : ils ont passé leur enfance entre Londres et l’Afrique. Avec deux albums à leur actif, Ils font du rock brut, sans trop de chichis !

  • The Mowgli’s : Du pop-rock joyeux, sympathique qui nous vient du sud des États-Unis. Louis Diedent partage souvent le chant avec les autres membres, ce qui apporte un côté gospel, une dose de soleil à leur musique. Par contre, leurs ballades un peu mièvres. Leur premier succès San Francisco a atteint le numéro 11 au Billboard’s alternative chart en 2013. Ils ont beaucoup tourné ces dernières années pour promouvoir leurs trois albums. Ils ont même chanté dans les plus grands talk-shows américains (The Tonight Show With Jay Leno, Jimmy Kimmel Live, Conan).

  • July Talk : Le mélange de la grosse voix de metalleux de Peter Dreimanis et de la voix délicate de Leah Fay est savoureux. Il faut aimer, c’est particulier. Les grosses guitares qui les accompagnent sont très efficaces. Leur univers est noir et blanc, chic et brutal en même temps…Groupe de Toronto, ils ont fait les premières parties de Matt Mays, Sam Roberts Band (les deux seront aussi au festival), Billy Talent et Besnard Lakes.

  • Courtney Barnett : Cette auteure-compositrice australienne et guitariste livre ses chansons de façon monotone ou de façon enragée selon ses envies. En ayant été bercé par Nirvana, Velvet Underground et Lou Reed, David Bowie, Television, avec l’allure d’une Patti Smith moderne, elle mise beaucoup sur ses textes irrévérencieux et grinçants sur le quotidien de Melbourne. Elle se disait asociale plus jeune, elle a donc pris beaucoup d’assurance pour avoir deux EP en poche.

 


 

Pop et folk :

  • Kate Nash : Un univers complètement coloré, amusant, un peu rétro 50’s et un joli accent anglais. Si vous aimez la pop bonbon du vieux Lily Allen, Eliza Doolittle ou encore Katy Perry, ceci est pour vous. Rien de révolutionnaire ou audacieux, mais c’est mignon ! Kate Nash est née en 1987 et est de la génération Myspace. Elle a eu un album platine en Angleterre avec son premier album Made of Bricks en 2007 et a ensuite sorti My best Friend is You en 2010 et Girl Talk en 2013.

  • Volcano Choir : Volcano Choir est le side-project de Justin Vernon (Bon Iver). Il s’est lié avec des membres de Collection of Colonies of Bees pour produire deux albums, Unmap (2009) et Repave (2013). Ça sonne comme le dernier album de Bon Iver, avec plus d’expérimentations rock et électro, ça ne vous déstabilisera pas. Vernom a une voix beaucoup trop reconnaissable pour qu’elle puisse passer inaperçue, avec ou sans autotune. Quoi qu’il en soit, ce sont de belles plaintes chantées. Des vagues d’émotions et de sensations nous envahissent à coup sûr.

  • Half Moon Run : Ces talentueux garçons de Colombie-Britannique et d’Ottawa, établis à Montréal, sont couronnés de succès depuis la parution de Dark Eyes (2012) contenant de nombreuses pépites. Ils ont fait les premières parties d’Of Monsters and Men, Mumford & Sons et de Metric. Au-delà de leurs hits radiophoniques Full Circle ou Call Me in the Afternoon, vous serez séduit par leur rock acoustique et qui fait dresser les poils à coup sûr, la voix de Devon Portielje aussi malléable que celle de Thom Yorke et la familiarité avec quelques  chansons du Coldplay période Parachutes. C’est leur troisième visite à Osheaga, ils commencent à être des habitués !

  • Basia Bulat : Jeune et talentueuse auteure-compositrice-interprète torontoise d’origine polonaise avec une voix qu’on aime ou qu’on déteste, disons-le, car il s’agit du principal instrument de sa musique. Sa voix alto est chevrotante, rauque et chaude. Sa musique folk est dépouillée, mais certaines sont plus dynamiques avec des violons enjoués. Elle a été nommée au Prix Polaris en 2008 avec son premier album Oh My Darling. Avec son troisième album Tall Tall Shadows (2013), elle a voulu repousser les limites de sa musique en y incorporant des sonorités électroniques. Tall Tall Shadows est réalisé par Tim Kingsbury d’Arcade Fire et Mark Lawson. Elle a tourné avec St. Vincent, Arcade Fire, Tune-Yards, Andrew Bird et Nick Cave.

  • Hospitality : Trio pop-rock de Brooklyn créé en 2007, leur album éponyme a été classé au 32e rang du top 50 des meilleurs albums de 2012 par Rolling Stone. Sorti en février 2014, Trouble est un bon album, mené par le chant suave et charmant d’Amber Papini.

 


 

Électro et dance :

  • St-Lucia : Le New-Yorkais Jean-Philip Grobler alias St-Lucia. Il a visité le monde dans sa jeunesse et a habité pendant longtemps en Afrique du Sud où il a pris goût à la musique classique et à l’opéra. Il s’est tourné par la suite vers la pop lors de ses études à Liverpool. On retrouve donc sur son EP éponyme et September (2012), ainsi que sur son album When The Night (2014), des mélodies up-tempo et des synthés 80’s rêveux. Il y a quelques sonorités qui font penser à la musique de son pays d’adoption ou à la musique du monde. On ne peut pas résister à tant de bonne humeur !

  • Bear Mountain : Joyeux, ensoleillé, tropical, ce groupe de Vancouver mise sur le visuel en spectacle. Projet d’Ian Bevis avec l’EP Swim, Bear Mountain est devenu un duo avec l’arrivée de Kyle Statham. Ils ont livré leur premier album XO en 2013 et ont reçu l’appui de Bloc Party, Hot Chip et MS MR. Ils mélangent les genres, mais ils restent très synthpop. Ils ont aussi fait une reprise méconnaissable d’Everybody Wants To Rule The World de Tears For Fears, absolument radiophonique ! On aime moins la voix, elle est modifiée et fait très ‘’boys-band’’.

  • Beat Market : Voici quelque chose pour le faire le party ! Mais pas que ! … Bref, c’est bon en tout le temps ! Les Québécois Louis-Joseph Cliche et Maxime Bellavance proposent des beats technos instrumentaux et endiablés sur Red Magic, paru en 2012 et réédité en 2014. L’album a été nommé comme meilleur album électronique en 2013 au gala de l’ADISQ. Les deux amis ont été ensemble en interprétation jazz à l’Université de Montréal et sont intéressés à expérimenter musicalement, à jouer de véritables instruments. Ils possèdent déjà un univers visuel frappant, rétro-futuriste, rappelant Daft Punk. Ils usent des arts et des technologies sur scène ou dans leurs clips (Aviator 2000 par Thien Vu Dang (APM 300, une ’’section’’ de Moment Factory) et Patrick Doan (Defasten)).

  • Dream Koala : Comme son nom l’indique et comme son nom l’indique, il est très calme ce Koala. Si vous aimez les douces ambiances des XX, ceci est parfait pour vous. Vrai geek, Yndi Ferreira a 19 ans. Il crée et fait des samples sur son ordinateur, influencé par le jazz, la bossa nova et les effets multiples du shoegaze. Si l’on a envie d’écouter quelque chose de posé et de pas trop agressant pendant la journée, c’est un bon choix. Engagé et vegan, son nouvel EP Earth reflète ses convictions et a pour thème la destruction de la faune et le réchauffement climatique.

  • Foxtrott : Il s’agit du surnom de Marie-Hélène Delorme, productrice et chanteuse autodidacte de Montréal. Après quelques remixes, elle nous arrive avec Shields, un premier EP. Il contient un chant confiant qui se colle bien à des beats à couper au couteau. Girl power !

 

Osheaga, festival musique et arts, aura lieu du 1 au 3 août 2014 au Parc Jean-Drapeau sur l’ile Ste-Hélène, tout juste à côté de Montréal. Plusieurs concerts ou partys sont aussi présentés par Osheaga pendant l’année.

www.osheaga.com pour tous les détails

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