Live Report – LULL et MOUNTAIN MEN

Mountain Men était de passage à Paris, Les Insouciants ont assisté à leur concert dans la capitale

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Le 4 juin dernier, Les Insouciants étaient invités à La Flèche d’Or à Paris pour découvrir en live le groupe atypique qu’est Mountain Men, que nous vous avions présenté ici.

Trois groupes se produisaient ce soir-là, l’occasion pour nous de découvrir un autre groupe en ouverture du show, Lull.
Ce jour-là, la météo n’était pas en notre faveur, mais avant la fin de la journée, le soleil nous a gâtés de quelques percés ; ainsi, le chanteur guitariste Florian Pessin présentera son groupe : « nous, c’est Lull, on vient de Grenoble et on vous a ramené le soleil ! ». Florian est accompagné de Fanny au violoncelle, mais le groupe Lull, c’est habituellement aussi trois autres musiciens, Rémi (guitare), Thomas (batterie) et Franck (basse), les configurations du groupe étant variables en fonction de la taille des scènes.

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On découvre alors un set fortement teinté de blues, inspiré de soul et de rock. Nous commencerons en douceur, avec un titre assez doux, mais une montée en puissance sera entamée dès le deuxième titre. On reconnaitra tout de suite dans la voix de Florian des similarités avec un autre chanteur folk américain, Ray Lamontagne.
La présence de Lull ce soir-là n’est pas sans raison, leur single Wasted afternoon sortait ce 4 juin, avec la sortie d’un premier album The Epilogue, prévue pour le 15 septembre 2014.
L’inscription musicale nord-américaine de Lull se retrouvera d’autant plus dans une belle reprise de New York New York, non pas de Franck Sinatra, mais bien du chanteur country-rock Ryan Adams.
Il est bien dommage que la salle de la Flèche d’Or n’est pas été plus remplie, pour découvrir la poésie de Lull, ce groupe dont Les Insouciants reparleront très certainement !…

Le temps que les décors soient installés sur scène, un dj nous fait patienter en musique.
Et c’est ensuite au tour de Mathieu Guillou, alias Mr Mat, et d’Ian Giddey, alias Barefoot Iano, tous deux tirés à quatre épingles, de se présenter et de nous livrer un show très artistique, aussi bien sur le plan musical que sur le jeu d’acteur. D’un côté, Mr Mat, assis sur une chaise, pour distiller sa voix blues sur son jeu de guitare. De l’autre, Ian Giddey, pieds nus (« barefoot »), installe sa sélection d’harmonicas sur une table et retire le cache d’une ampoule annonçant le début du set. Il sort alors un harmonica du phonographe qui orne la scène, et le premier titre nous est alors présenté.

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Nous sommes tout de suite surpris par l’entame avec un titre en anglais, un de leurs titres, alors que nous nous attendions peut-être à un set entier de reprises de Georges Brassens. Mais pas de malentendus, nous sommes doublement ravis d’assister à un concert mélangeant leurs titres, des reprises de Brassens mais aussi d’autres reprises, comme ce merveilleux Georgia de Ray Charles, avec un Mr Mat parfaitement habité.
Le sentiment de partage sera maximal, avec des dialogues entre les deux musiciens, mais aussi des échanges constants avec le public, qui n’est pas venu par hasard ; Mr Mat plaisantera d’ailleurs : « On est content de jouer en France, c’est pas tous les jours qu’on joue à l’étranger ». Le français d’Ian Giddey, d’origine australienne, est approximatif, mais cela ne l’empêche pas d’être très bavard et très joueur. Toute personne présente est alors captivée par le jeu de scène très expressif de cet harmoniciste, que ce soit avec son harmonica ou avec son livret faisant défiler les mots des chansons de Brassens, ou bien encore lors de ses transes dansées.
Et alors que l’ambiance est bien installée, les Mountain Men demanderont au public de se rapprocher de la scène encore un peu plus.
Enfin, en ces temps de contestations, le groupe a voulu aborder le thème des intermittents, et ce d’une manière originale : « Nous sommes des intermittents visibles, mais on travaille aussi avec des intermittents invisibles, s’il n’y a pas de lumière, [tous les jeux de lumières s’éteignent alors], et s’il n’y a pas de son [le son est alors coupé, nous voyons les lèvres bouger mais nous n’entendons rien], nous ne pouvons rien faire ». Ce geste sera salué par le public.
Et pour finir, Moutain Men nous proposera une prestation détonante de leur titre Hellhole.
C’est déjà la fin, le public en voudrait plus mais il y a un timing à respecter, et pour clore ce set, le doigt sur les lèvres, Mr Mat replace le cache sur l’ampoule… extinction des feux…

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Retrouvez plus de photos sur notre Flickr

Et retrouvez Mountain Men en concert :

27 Juin 2014 : Ferme de Rapan, Pérouge (01)
3 Juillet 2014 : Festival Les Pluralies, Luxeuil-Les-Bains (70)}
5 Juillet 2014 : Festival M comme Musique, Châteauroux (36)
6 Juillet 2014 : Festival La Pamparina, Thiers (63)
11 Juillet 2014 :  Place de la Mairie, Portes-Les-Valences (26)
12 Juillet 2014 :  Motors’n Blues Festival, Dax (40)
Et bien d’autres dates jusqu’en janvier 2015 !

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