Jour 08 des Francofolies de Montréal : Je dis aime

19h – Dalton Télégramme

On adore énormément de choses qui viennent de Belgique, souvent obscures au Québec, car on considère en général que les Belges ont un don impressionnant pour faire de la musique originale et réinventer les genres. On se rend au Pub Rickard’s pour Dalton Télégramme, que l’on ne connait pas. On a vu qu’ils sont belges dans l’application du festival, alors on résiste à la curiosité… C’est pas mal. Ils ont sorti deux EP La Cavale en 2013 et La Planque en 2014. Entre blues et country, leur musique est remplie de banjo et de ukulélé et se prête parfaitement au lieu intime. On trouve amusant leur mashup d’Hey ho de Tragédie et de Femme like you de K-maro. On ne sait pas si c’est dans les goûts musicaux du groupe ou de l’humour, mais ces deux chansons-là ne sont plus des supplices auditifs avec la voix délicate du chanteur et les instruments à cordes joyeux.

20h – Alexandre Désilets

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La première fois où on l’a entendu, on savait que l’auteur-compositeur-interprète était hors normes, était capable de se réinventer et avait un grand potentiel pop. Il nous l’a prouvé avec son album Fancy Ghetto. Alexandre Désilets se pointe sur la scène Ford avec un masque de vieillard. Il le retire pour commencer à chanter la dansante Au diable. Dès la deuxième chanson, il nous entraine dans son Fancy Ghetto et la foule est vite conquise. Le «quasi-Quasimodo» fait des mouvements insolites, danse comme un déchainé, sautille partout pour ses pièces new wave, romantiques, irrésistiblement bien composées. On adore la version live de Bats-moi mon cœur et le solo final de l’Hymne à la joie. Avec sa voix bien particulière, Désilets livre avec fougue les chansons de son troisième album. À la fin, pendant des applaudissements, un spectateur derrière nous, avec un verre dans le nez, crie «merci, merci, je suis possédé !». On est d’accord avec lui, la musique d’Alexandre Désilets nous hypnotise sur scène. Une heure, c’est pas assez.

21h – -M-

Quand on a une réputation de bête de scène, qu’on le veuille ou non, on crée des attentes. On écoute Mathieu Chedid depuis Qui de nous deux ? et on avait vu des captations, mais on avait encore jamais vu –M- en live, ayant manqué chacun de ses passages à Montréal. Il est venu il y a un an et demi pour la même tournée. Alors, on avait des attentes très élevées. Et il les a toutes surpassées. Inépuisable, dynamique, charismatique, il fait de la scène sa maison et les spectateurs n’ont pas d’autres choix que de le suivre dans son délire. On avance lentement du fond au milieu de cette immense foule et on est surpris à quel point du premier rang au dernier rang, tout le monde est en délire, chantent, lèvent les bras, crient, adorent les changements de guitares). Plusieurs chansons se finissent par des chœurs repris avec force comme Océan, Baia, Onde Sensuelle.

Paillettes, lunettes fluo, la voix fluette du chanteur, des guitares à couper le souffle et en jouer avec sa bouche dans le public, des jeux de lumière éblouissants… Bref, tout y est pour passer une belle soirée et en avoir plein les yeux !

Quelques invités montréalais sont venus accompagnés -M- sur plusieurs tubes. D’abord, Pierre Lapointe (son grand spectacle était hier sur la même scène) interprète Nostalgic du cool. On n’oubliera jamais son hilarant solo de gazou. Ah, Pierre Lapointe, il a la classe… même quand il joue du gazou ! Karim Ouellet devient avec -M- Le roi des ombres. Cette chanson va bien avec son univers. Et Ariane Moffatt laisse tomber son congé de maternité le temps de venir pousser la note sur la sublime La belle étoile. –M- souligne aussi qu’il fait toujours du bien de venir à Montréal et que cela lui donnait «une belle leçon d’humilité», en faisant référence au climat politique et social français.

–M- semble beaucoup apprécié le moment qu’il vit et est  incapable de prendre une pause. La foule en redemande. –M- aurait pu jouer toute la nuit s’il avait voulu.

23h – Salut c’est cool

En se rendant au métro St-Laurent, au travers de la foule de -M- qui quitte le site, on décide de faire un détour par la scène LaPresse+ pour voir ce que donne cet ovni de Salut c’est cool, après avoir entendu des échos. On est très ouvert aux musiques décalées ou humoristiques, mais…. Sans dire que c’est pourri…  Tout ça pour ça ?? C’est sans intérêt, un phénomène éphémère dont on ne se souviendra même plus dans un an, aucune valeur artistique. C’est bien beau les sons techno/hip hop cheaps, courir sur scène avec des branches sur Salam Alaykoum parce que ça parle de désert, mais ça reste une insupportable musique creuse… Autant écouter de – la mauvaise –  eurodance des années 1990… Les premiers rangs au-devant de la scène s’agitent, les basses sont tout de même efficaces… On n’a pas d’alcool dans le corps, c’est peut-être pour cela… On supporte deux chansons…

 

Nos photos à venir sur Flickr !

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