Jour 10 des Francofolies de Montréal : Un concert dynamite signé Marie-Mai

19h – François Lachance et Andréanne A. Malette

Sur la Place des festivals ensoleillée, des milliers de personnes, de familles, attendent déjà impatiemment Marie-Mai. On est à une dizaine de mètres de la scène et autour de nous, on ne compte plus les t-shirts aux couleurs de Miroir (l’avant-dernier album de Marie-Mai) ou les enfants surexcités demandant à leurs parents combien de temps il reste avant qu’ils puissent voir la chanteuse. Aucun doute possible, si Marie-Mai peut remplir la plus grande salle montréalaise (le Centre Bell) des dizaines de fois et courir tous les festivals au Québec, elle peut bien rassembler la plus grande foule des Francofolies, même battre un record d’assistance.

Tout comme la star, François Lachance et Andréanne A. Malette sont d’anciens participants à Star Académie. En 2013, François Lachance a lancé J’suis là et Andrèanne A. Malette Bohèmes. On n’accroche pas sur la pop générique de Lachance (même si sa popularité est confirmée par la foule). Quant à elle, Malette est très en confiance à la guitare et on trouve que ses textes sont mignons, drôles (Les cons ou Début de nous deux rappelant les amourettes d’enfants).

21h – Marie-Mai

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Il y a des plaisirs coupables musicaux dans la vie… Pas nécessairement que c’est pas ‘’bien’’ ou ’’honteux’’… Dans ce cas-ci, on a une petite gêne à dire qu’on aime en public à cause de son public constitué en majorité d’adolescentes… Pourtant, on adore ses paroles touchantes, ses chansons pop-rock entêtantes et bien réalisées, sa personnalité. Alors, on se tait et on écoute ‘’en cachette’’ pendant des années.

Marie-Mai fête ses 10 ans de carrière et collectionne les succès comme les looks. Le meilleur matériel de Marie-Mai ne passe pas à la radio, mais elle peut se mesurer à des chanteuses comme Pink ou Katy Perry. Au Québec, ils sont rares – et vivent dans une grotte – ceux qui ne la connaissent pas. Et finalement, malgré cet aspect «plaisir coupable», on se décide à aller voir en personne l’énergie à revendre qu’a Marie-Mai

Sous les cris stridents et des lumières folles rouges et blanches, la montée en puissance de Conscience résonne. «Ma conscience balance entre un fou et un ange», ce doit être le côté fou qui a remporté la bataille. C’est la folie autour de nous ! Dès ce premier titre, issu de son album M, Marie-Mai et ses musiciens ne donnent pas de répit aux spectateurs et donnent tout ce qu’ils ont. Le public hurle les paroles de Qui prendra ma place et Mentir. Voilà, la folie continue…

Garde tes larmes (une de nos préférées!), Heart Attack et Jet Lag, avec son mari et l’un des meilleurs guitaristes au Québec, Fred St-Gelais, rockent ! Indivisible ou Tourner  ajoutent du pop, de la joie pétillante, au concert.

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La blonde a quelques problèmes de justesse de voix à quelques endroits, mais avec toute sa fougue, on n’y porte pas tant d’attention.

Marie-Mai se fait aussi plaisir en accueillant celle qui lui a donné de la confiance scénique lors du prmier gala de Star Académie en 2004, France D’Amour. 11 ans plus tard, elles réinterprètent Je n’irai pas ailleurs. Même les plus jeunes spectateurs entament en chœur ce puissant hymne à vivre l’instant présent.

Plus tard, elle chante Je voudrais voir la mer en duo avec le grand Michel Rivard, une des premières chansons qui la émue et lui a donné le goût d’écrire de la musique. La foule devient calme et attentive à ce moment.

Le rappeur Boogat partage avec Marie-Mai une des meilleures pièces de son dernier album. Alors, la séduction franco-espagnole de Ne m’écoute pas opère et l’immense foule adore.

On savait que Marie-Mai fait toujours un medley de chansons anglophones qu’elle écoute. On trouvait que c’était trop de reprises `à la fois et que ça enlevait du temps pour ses propres chansons, mais en le vivant, c’est moins pire que prévu, ça passe vite. Les airs sont ultra-connus, alors le public apprécie les reprises de Beyoncé (Crazy in Love, Single Ladies), One Republic (Counting Stars), Coldplay (A Sky Full Of Stars), Rihanna (We Found Love) et Icona Pop (I Love IT) et ACDC  (You Shook Me All Night Long avec une partie chantée par le bassiste Robert Langlois). Les trois dernières suscitent l’enthousiasme du public.

Après le medley, Marie-Mai fait la démonstration qu’elle est près de ses fans en invitant une jeune femme, une fan fidèle selon les dires de la chanteuse, à filmer tout ce qui se passe sur scène sur Je cours.      

Une finale explosive avec Emmène-moi conclue cette célébration de 10 ans de carrière. Il est seulement 22h45 lorsque les lumières extérieures se rallument et que les écrans retournent aux annonces du festival… Avec une quinzaine de minutes avant 23h, on regrettera amèrement que les deux meilleures chansons de M (À bout portant et Transparent) n’aient pas été jouées !

Euphorique, on revient tranquillement sur la rue Ste-Catherine en ayant vécu un concert électrisant. On n’a eu aucune gêne à avoir chanté et dansé.

22h – Panache

On attrape la finale endiablée de Panache sur la scène Sirius XM et cela mérite une petite mention. Nos oreilles sont bien contentes et les membres semblent avoir énormément d’aplomb et d’énergie sur scène, encore plus que sur leurs deux albums pop-punk rigolos (Panache sorti en 2010 et Vie de velours en 2013).

23h – Dramatik

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Sur la scène LaPresse+, une horde de fans sont réunis pour le dernier show de la soirée et pour venir entendre ce pionnier du hip-hop francophone au Québec avec le trio Muzion et qui fait carrière depuis 25 ans. Il vogue en solo depuis 2009 avec La boite noire et il revient après 5 ans d’absence avec Radiothérapie. Sa musique reste l’idée classique qu’on se fait du hip-hop : sans fioritures, quelqu’un qui rappe sur un beat. Old-school, elle n’a pas pris une tournure originale comme le font des groupes comme  Alaclair Ensemble ou les Dead Obies. Cela ne veut pas dire que ce n’est plus pertinent.

Le rap, la musique, a sauvé la vie de Dramatik, après des traumatismes dans son enfance. Les séquelles sont encore présentes comme son bégayement (seulement lorsqu’il parle). Il est donc passionné et rappe avec tout son cœur. Dramatik avec un cas ouvre le bal avec une intro avec des mots de fans et met sans plus attendre le feu à la petite scène. La prestation solide des deux jeunes femmes qui fait les chœurs, surtout celle avec le chignon, nous captive !

 

Voilà, les Francofolies sont finies pour nous, on n’a pas pu être présents pour l’événement de clôture, la Symphonie Rapaillée célébrant Gaston Miron. On a déjà hâte à l’année prochaine !

Toutes nos photos à venir sur Flickr !

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