Toybloïd, Trust et Hollysiz défendent leur place au Stade de France !

Retour sur Trust, Hollysiz et Toybloïd en première partie d’Indochine !

une toy stade

  Considéré comme l’un des événements majeur de cette année 2014, les deux concerts d’Indochine au Stade de France les 27 et 28 Juin dernier ont rassemblé une masse de fans venus soutenir le groupe qui semble tendre vers la fin. Les Insouciants quant à eux se sont rendus sur place afin d’apporter leur soutien aux premières parties : Trust, Hollysiz et Toybloïd. Retour sur ces deux soirées !

 

Vendredi 27 Juin s’annonçait plutôt bien, le soleil accompagnant les fans autour de Saint-Denis, promettant une soirée tant attendue de tous depuis des mois si ce n’est des années pour certains qui n’avaient pu se rendre au premier en 2010. Mais avant de laisser place à Indochine, Les Insouciants se sont grandement soucier des premières parties que nous connaissons plutôt bien à la rédaction. Habitués à jouer dans des bars et autres petites salles, en atteste leur tournée en Mai dernier avec les H.O.Z, Toybloïd a accepté de relever le défi du Stade de France en ouvrant deux jours consécutifs pour Indochine. Le trio de rock garage a fait preuve d’un dynamisme et d’un aplomb remarquable face à environ 50 000 personnes que l’on peut classer en deux catégories : une part s’agitant à la cadence du batteur Pierre et de la bassiste Mado, Lou apportant des vocalises délirantes, tandis qu’une autre part du public a préféré rester stoïque. Ce n’est pourtant pas faute au groupe parisien de déployer toute leur énergie mais il a toujours été difficile de contenter ces fans. Complètement occultés de la setlist, les anciens morceaux laissent place à ceux de leur dernier EP From Scratch, le tout faisant peut-être défaut au trio qui s’était déjà produit en première partie d’Indochine lors du Météor Tour (2010), les fans s’attendant surement à retrouver des titres comme Girls On The Picture ou Bonnie The Queen.

Lou SDF

Toybloïd au Stade de France le 27 Juin – ©MélaniePierrat

S’en suit le groupe canadien d’électro, Trust, pour lequel le public a réservé un accueil mitigé, voir complètement désintéressé tout comme ça avait été le cas quatre ans plus tôt avec Miss Kittin. La musicalité psychédélique se réceptionnant mal dans ce temple du football, ce qui n’est pas surprenant. Malheureusement, le public a laissé l’impression qu’il n’a pas pris en compte ce désavantage notable. L’univers à la fois électro et new wave semblait recevoir un public sceptique et dérangé. Si vous souhaitez une critique plus objective du groupe Trust en live dans un endroit plus adéquat qu’un stade, un live report sur eux a été réalisé peu de temps avant la date d’Indochine. Une chose est sûre et méritante, c’est que le trio composé du chanteur psychédélique, à la touche androgyne, Robert et de ses musiciens, ne se sont pas laissés abattre et ont continué à être plongés dans leur univers planant, avec sérieux. Des musiciens qui, malgré une réception dubitative du public envers les morceaux joués, demeurent sympathiques et simples, puisque Robert a été aperçu en gradins, aux côtés de fans, un verre à la main, à observer le concert du groupe.

Trust le 27 Février au Stade de France  - ©MélaniePierrat

Trust le 27 Juin au Stade de France – ©MélaniePierrat

Si la veille le soleil était au rendez-vous, le temps semble ne pas se placer du côté de ce second jour, une pluie s’abattant sur le Stade de France, nous trempant jusqu’aux os. Secrètement on espère qu’elle nous épargnera dans la soirée, malheureusement nous n’auront droit à aucun répit. Mais n’avons-nous pas entendu dire qu’un Stade pluvieux valait un Stade heureux ? Nous nous apprêtons à le vérifier !

A peine 19h ont-ils eu le temps de sonner que nos yeux se détournent vers la scène centrale où Toybloïd s’apprête à ouvrir la soirée pour la seconde fois. Armée de sa guitare électrique, Lou entonne les premières accords de Not Alone rapidement suivi par Pierre à la batterie. Pas un seul mouvement ne se profile à l’horizon sur le rond central, les fans attendant un soir de plus leurs « dieux ». Et attention à vous si vous tentez ne serait-ce que de bouger le petit doigt, on risquerait de vous mordre, voire pire, vous menacer ! Gardez donc votre barrière pour la suite, nous on s’éloigne vers un endroit où l’on puisse voir le trio en chair et en os tranquillement. Bien loin des bars que nous avons l’habitude de fréquenter à leurs côtés l’énergie reste présente, même si le groupe semble avoir bien du mal à rassembler, seule une infime partie du public se prêtant au jeu, profitant pleinement de leur set qui s’enchaîne rapidement, nous laissant même sur notre faim alors que nos corps avaient fini par se mouvoir d’eux-même.. La pluie est toujours de la partie mais Lou n’a peur de rien et joue avec les premiers rangs, un sourire barrant son visage. Visiblement ils sont heureux d’être dans l’enceinte et cela se ressent même s’ils sont bien moins à l’aise que dans de petites salles où Lou aime à aller vagabonder à sa guise entre les gens, plaisir qu’elle ne s’octroiera pas ce soir.

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Hollysiz le 28 Juin au Stade de France

Nous profitons de l’entre deux sets pour nous éclipser de notre place initiale que nous avions vainement tenté de retrouver pour ainsi nous retrouver dans une meilleure posture, l’espace nous envahissant dans cette enceinte bien loin d’afficher complet, la pluie continuant de marteler le sol du stade. Et si la veille Indochine avait ouvert la brèche à Trust, l’electro prenant le dessus l’espace d’un instant, le samedi 28 Juin, lui, s’est vu placé sous le signe du rock dans tous ses états, Cécile Cassel – demie-sœur de l’acteur, Vincent Cassel – entrant en scène avec son groupe Hollysiz que nous sommes ravis de retrouver pour un second soir consécutif, nous étant rendus à Solidays la veille. Tout de rouge vêtue la demoiselle ne lésine pas sur les moyens et relève l’ambiance du stade, bon nombre de fans semblant adhérer à leur musique, elle recherchera alors la complicité de certains au loin n’arrivant pas à motiver les premiers rangs, dansant sous la pluie qu’elle ne manquera pas de signaler, le sol étant glissant. Et tout comme à Solidays elle souhaite voir le public s’asseoir alors gentiment on se prête au jeu même si tout autour de nous certains ne sont pas du même avis ! La pluie les effraient peut-être, tant pis, nous, on approuve et on vous le partage ! On retiendra aussi les paroles de Cécile clamant sa joie de jouer au Stade de France certainement pour la première et la dernière fois puisqu’il s’agit d’une expérience « unique dans une vie, sauf si l’on s’appelle Indochine » !

 

 

 

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