Day 3 : Solidays

Des éclaircies pour la dernière journée de Solidays!

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En ce troisième et dernier jour, le festival Solidays n’a peur de rien, après une ouverture sous le soleil et le déluge de la veille, ce sont des éclaircies qui ont pointé le bout de leur nez sur le site, nous laissant espérer une soirée sans avoir à être trempé jusqu’aux os.

La journée est d’ailleurs bien entamée à notre arrivée sur le site et nous regrettons grandement de n’avoir pu nous rendre au concert des FFF que nous étions aller voir en début de mois lors de leur passage au Jardin Du Michel de Bulligny afin d’entendre de nouveau trembler les guitares de Yarol Poupaud au gré de la voix de Marco Prince, que Mat Bastard, leader de Skip The Use mais aussi parrain de cette édition nous dit – non sans humour – ne pas apprécier pour la seule et unique raison qu’il est «black». Et si nous avons bien ri, il est temps pour nous de gagner le terrain – boueux certes – pour les concerts de La Femme et Vanessa Paradis.

Nous avions découvert les premiers sur les antennes du Mouv’ avant de nous rendre à l’une des soirées des Francofolies de La Rochelle où ils partageaient la scène avec Mustang et Lescop, eux aussi montés en grade depuis. Mais depuis, les six membres venus des différents coins de la France (Biarritz, Marseille, Paris, côte bretonne) ont bien grandi, et même si Sur La Planche reste leur titre phare tout comme leur premier succès, ils ont su montrer qu’il n’était pas le seul morceau à rassembler. La scène Dôme était pleine à craquer pour accueillir les heureux élus de la Victoire de la Musique 2014 de l’album révélation (Psycho Tropical Berlin), et ont confirmé leur statut de nouvelle bombe de la pop française, avec une setlist plus qu’appréciable, allant des plus connues (It’s Time to Wake Up (2023), Antitaxi, La Femme Ressort…) aux perles (Le Blues de Françoise ou From Tchernobyl With Love). Pendant une heure, la bonne humeur et les sons surf-rock sixties et new-wave du groupe ont enchanté le public, et la mise en scène n’a fait que pousser le plaisir jusqu’au bout, notamment par la grâce de Clémence Quélennec, la chanteuse principale ou par le bain de foule de Sacha Got, l’un des leaders du groupe, en mode surf.

La seconde, Vanessa Paradis, a connu la gloire dans les années 80, notamment grâce à la plume du grand Serge Gainsbourg ou encore celle de Lenny Kravitz et -M- avant de se tourner pour son dernier album en date, Love Songs (2013) vers Benjamin Biolay qui ne la quitte plus et l’accompagne sur scène, deux titres étant même interprétés ensemble. Et si la jolie blonde se laisse attendre, quelques minutes de retard ayant été prises, elle ne nous laissera pas de marbre, ses succès étant majoritairement joués, et ce qu’il s’agisse des anciens qui font toujours plaisir (Marilyn & John / Tandem) comme des plus récents. On s’attendait d’ailleurs presque à voir -M- débarquer sur scène pour interpréter La Seine, l’homme ayant assuré le show sur la même scène deux jours auparavant. On retiendra de ce set une bonne humeur absolument contagieuse de cette artiste qui ne cessera de répéter son plaisir et sa joie de jouer sur cette scène de Solidays, et qui se vantera même d’avoir ramené le soleil! Tous les festivaliers qui avaient décidé d’assister au concert de la belle – et ils étaient nombreux – ont pu être témoins de cette complicité entre Vanessa et ses musiciens, et en particulier avec Benjamin Biolay, entre pas de danse et prévention.

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Et pendant que Vanessa Paradis émerveillait la scène principale du festival, de nombreux festivaliers ont fait le déplacement jusqu’à la scène Domino pour assister au live de Christine and The Queens, se produisant en même temps que la célèbre chanteuse. Pourtant, Héloise Letissier (son nom civil) était attendue au tournant, avec son premier album sorti début juin (Chaleur Humaine) acclamé par les médias et le public, la propulsant ainsi dans le rang des révélations françaises de 2014. Entourée de ses deux danseurs, ainsi que deux musiciens, la jeune femme a montré ses talents de showgirl, habillée en costume d’homme, à travers une setlist et une mise en scène dansantes, et surtout hypnotisantes pour le public. « Christine » danse, chante, fait rire et pleurer son auditoire, lui donne des émotions, et le transporte dans un univers étrange, pop, et audacieux. Une mise en bouche avant ses deux concerts complets à La Cigale à la rentrée, suivi d’une tournée dans toute la France.

Le temps pour nous de traverser le festival, nous hésitons à nous rendre au concert de Girls In Hawaii ou à celui de Sarah W. Papsun, qui ont lieu quasiment en même temps.
Nous décidons alors de partager notre temps, en commençant par Girls In Hawaii qui ne nous fera en rien regretter notre passage sous le chapiteau de la scène Dôme, déversant leurs sonorités pop/rock à tout-va. L’oreille tendue, nous écoutons attentivement les mélodies, trouvant chaque fois plus d’engouement au set qui parvient à monter en grade, les titres prenant chaque fois un peu plus d’ampleur.
C’est ensuite au tour de Sarah W. Papsun, qui se produisent sous le chapiteau César Circus, sur une scène presque trop petite pour ces six agités parisiens! Nous assistons alors à une démonstration électro rock des plus dynamiques, et même si nous ne restons pas pendant l’intégralité du set, nous sommes happés par le dynamisme de ce collectif aux sons de synthés et de guitares enragés.

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 Leur set se verra donc tronqué car il est temps pour nous de retourner vers la scène Paris où va débuter Metronomy, qui verra une bonne partie du public prendre la fuite même si bon nombre de personnes affiche leur soutien au groupe originaire de Totnes, mené par Joseph Mount. Même si le concert était plat à notre goût, cela ne nous a pas empêché de bouger et de taper des mains sur des succès qui ont fait la notoriété mondiale des anglais (The Bay, The Look ou plus récemment Love Letters) ou de découvrir, à tête reposée, leur nouvel opus paru au printemps dernier.

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C’est alors que nous nous dirigeons de nouveau vers le chapiteau César Circus, étonnamment vide, et qui le restera malheureusement alors même que St Lô arrivent sur scène; des curieux viendront tout de même s’arrêter pour découvrir la prestation de ce groupe franco-américain qui se joue des genres musicaux. Rappelez-vous, nous vous avions parlé sur cette page de leur live réussi au Nouveau Casino de Paris le 20 mars dernier. Agréablement conquis par cette prestation, nous avions donc décidé de revivre cette transe de nouveau à Solidays. Et malgré un chapiteau peu rempli, la température monte très vite, et nous retrouvons Mezz Walidah toujours autant possédée à chaque titre, nous démontrant une fois de plus une gestuelle et une frénésie qui conquièrent immédiatement le public; sans oublier les rythmes électro des deux lorientais aux claviers. Lors de la présentation de Room 145, nous avons bien évidemment eu droit à In the Pines, l’interprétation électro-soul du titre également connu sous les titres Black Girl et Where Did You Sleep Last Night.

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Oscillant entre groupes émergents et connus, nous finissons par nous rendre vers la scène où se produiront les ronchinois de Skip The Use à qui a été confié la clôture du festival. Il faut dire que le groupe n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà été programmé à Solidays, et ce à plusieurs reprises, le festival leur ayant fait confiance dès le début. Tout comme au Jardin du Michel où ils avaient déjà partagé l’affiche avec les FFF, Skip The Use a enflammé le festival avec son rock incisif, le public n’hésitant pas une seule seconde à se mouvoir de droite à gauche à la demande de Mat Bastard au rythme des riffs électriques de Yan Stéfani. Et si l’éternel Bastard Song clôt le set, le groupe invite les bénévoles à les rejoindre sur scène sous les applaudissement d’un public qui verra même l’humoriste Claudia Tagbo, apparaître après être venue durant le set des FFF, afin de la chanter avec eux.

Retrouvez toutes les photos de cette journée sur notre Flickr! 

 

Malgré une météo capricieuse, une fois encore Solidays sera parvenu à rassembler, 175 237 festivaliers s’étant déplacés pour la bonne cause, avec des invités de marque tels que Bill Gates, François Hollande ou encore Christiane Taubira, qui a rendu un bel hommage à Nelson Mandela, placé en haut de l’affiche de cette 16e édition.
Nous vous invitons d’ailleurs à lire le communiqué de presse de Solidays: Le soleil dans les coeurs

 

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