Rencontre avec Part-Time Friends dans un lieu tenu secret

Part-Time Friends nous ont conviés au Studio Gibson à Paris pour une petite interview

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Trois jours avant la sortie de l’EP Art Counter, Les Insouciants avaient rejoint Florent Biolchini et Pauline Lopez de Ayora dans un endroit magique rempli de fauteuils en cuir et guitares Gibson.

 

Les Insouciants : Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Florent : On s’est rencontré à Aix en 2007, on faisait nos études ensemble.

Pauline : On s’est retrouvé dans la même classe. Notre première discussion a porté sur le groupe les Libertines, et on n’était pas d’accord.

Florent : Moi j’étais Team Carl Barat, et elle la Team Pete Doherty.

Pauline : On s’est échangé les bios respectives de nos chouchoux, et puis on a commencé à faire de la musique là-dessus.

Florent : J’avais un groupe avec des amis à Aix, dans lequel je chantais. Et comme Pauline écrivait, je lui ai demandé d’écrire une chanson. Elle a donné son texte, et on a fait une chanson sur laquelle j’ai chanté comme je le sentais. Et puis je lui disais, « C’est dommage, tu devrais plutôt venir essayer de la chanter, on sait jamais ». On a fait une répèt, et Pauline n’est plus jamais partie…ce morpion ! (rires) Et donc voilà, c’est parti de là.

 

« Et quand tu as l’impression de réussir une super chanson, tu es juste heureux »

 

Et ensuite vous êtes montés sur Paris ?

Florent : On s’est disputé dans le Sud Pauline et moi; ça a duré presque un an.

Pauline : On ne s’est pas parlé pendant un an. Et puis on s’est retrouvé à Paris.

Florent : On avait des connaissances communes qui font qu’on s’est retrouvé; ne sachant pas trop quoi faire, on a fait de la musique! C’est le seul truc sur lequel on est d’accord en fait.

 

Vous ne faites donc rien d’autre que de la musique ensemble ?

Florent : On est très très ami, sans être en couple. Mais Pauline, c’est peut-être la personne que je connais le mieux au monde. C’est comme avec les gens que tu aimes beaucoup, tu es parfois sans pitié, parfois très dur, et ce n’est pas toujours facile. Mais c’est de plus en plus facile maintenant. C’est vrai que, des fois, on s’amuse à dire que les Part-Time Friends, ça a été thérapeutique, on est de meilleures personnes grâce à ça !

 

Et donc justement, votre nom, Part-Time Friends, d’où vient-il ?

Florent : De notre relation.

Pauline : Et c’est aussi une chanson des Moldy Peaches qui s’appelle Anyone else but you, et qui commence par cette phrase : « You’re a part-time lover and a full-time friend ». Et on en a fait une petite contraction ; ça représentait tout à fait l’esprit. On avait presque le nom du groupe avant les chansons.

Florent : On avait ce nom dès le début, sans même avoir trop fait de musique ensemble, on trouvait que c’était marrant. C’est une chanson qu’on adore, et on la trouvait tellement bien.

 

On a un peu parcouru votre Profil Facebook; comment se passe la gestion de l’emmerdeuse ?
(sur leur profil Facebook : Pauline Lopez de Ayora : Auteur-Emmerdeuse / Florent Biolchini : Compositeur-Gestionnaire d’Emmerdeuse, ndlr)

(rires)

Pauline : Il est gestionnaire d’emmerdeuse, et moi, je suis l’emmerdeuse.

Florent : Il faut bien quelqu’un pour gérer ! (rires) C’est rigolo, on s’amuse comme on peut.

 

Quelles sont vos influences ?

Florent : On écoute des choses très différentes, c’est très éclectique, ça va de Elliot Smith à One Direction ; enfin ça, c’est ce que Pauline écoute, parce que moi c’est plus Elliot Smith que les One Direction.

Pauline : Je les aime trop, j’y peux rien ! Mais franchement, on écoute de tout. Notre plus grosse influence commune, c’est Girls je pense, et c’est vrai que c’est plutôt rock’n’roll quand même.

Florent : Oui, et Christopher Owens tout seul (membres de Girls, ndlr). Mais à la base, c’est surtout les Libertines. C’est vrai qu’on était un peu fasciné par ces gens qui n’avaient l’air d’accord sur rien, même prêts à se foutre sur la gueule à n’importe quel moment, et qui arrivaient pourtant à faire des trucs tellement magnifiques.

Pauline : On aime les groupes à histoires en fait. Il y a aussi de bons groupes qui se sont rencontrés sur casting et ça a donné de jolis choses, mais c’est vrai que ça nous touche peut-être moins. On est beaucoup plus touché par des gens qui ont des histoires ; on adore Oasis pour ça.

 

Comment se fait le processus de composition ?

Pauline : En général, la plupart du temps, Florent compose et j’écris, et on harmonise ensemble.

Florent : Mais rien n’est interdit dans ce groupe.

Pauline : Il y a des chansons que j’ai écrites et composées toute seule, il y a des chansons qu’il a écrites et composées seul, ou encore que moi j’ai composé et lui a écrit.

Florent : Et je pense que c’est pour ça aussi que ça marche bien.

Pauline : Il n’y a pas vraiment d’ego. Dès qu’il y a un truc vraiment bien, même si ce n’est pas moi qui l’ai fait, je vais dire, « Mais c’est trop beau, bien sûr qu’on l’a fait cette chanson ».

Florent : Pour moi, c’est très important en fait; je peux arriver avec pleins d’idées de chansons, et c’est vraiment le fait d’en parler avec Pauline ou de les jouer ensemble qui va faire que je sais si c’est cool. Et quand tu as l’impression de réussir une super chanson, tu es juste heureux. Par exemple, pour Art Counter, le premier single, c’est une chanson que Pauline, à la base, ne voulait pas jouer plus que ça, c’est une chanson qu’elle avait écrite, et je lui ai dit, «  C’est super, il faut qu’on la bosse, qu’on bosse des arrangements ».

 

Quelles sont vos inspirations pour les textes ?

Florent : On parle beaucoup d’amour. Et c’est vrai qu’on est un peu surpris parce que beaucoup de groupes n’aiment pas parler de ça, n’aiment pas dire « Nos chansons parlent d’amour », parce qu’ils pensent que c’est un truc un peu cul-cul. Mais la sincérité du projet fait que l’on parle de nous deux, on parle de ce qui nous fait peur, ce à quoi on aspire, des choses qui nous ont fait souffrir, des choses qui nous ont rendus heureux.

Pauline : Et tout ça, c’est l’amour au final. On a zéro complexe là-dessus.

Florent : On n’est pas des hippies, mais… (rires) Voilà, on est plus doué pour parler de ça, même si ça fait peut-être un peu nombriliste, mais ça nous touche, et c’est thérapeutique de parler de ça dans une chanson. Et puis, on est vraiment obsédé par le fait de transpirer un truc hyper sincère, parce qu’on a une relation hyper sincère, qui fait qu’elle n’a d’ailleurs pas été facile. Il y a peut-être des gens qui vous nous dire, « Ça parle d’amour, c’est vu et revu », mais je pense qu’une bonne chanson, ça peut être vu et revu, il y aura toujours un truc personnel qui fait que tu apportes quelque chose.

 

« On s’est dit, on va dire des choses simples, mais qui ont une signification plus compliquée, plus profonde »

 

Et ce choix d’écrire en anglais ?

Florent : Il n’y a pas eu de choix en fait.

Pauline : On ne s’est jamais posé la question.

Florent : Surtout, on ne s’est pas concerté ; et on a écrit en anglais, séparément, avant. Il y a des trucs actuels et passés qu’on adore en français, Arnaud Fleurent-Didier, Feu ChattertonClément, c’était notre guitariste pendant 4 ans, avec qui on a fait la première démo. Mais le fait est que ça n’a jamais été une influence pour nous.
Et on a la sincérité de dire déjà qu’on ne sait pas faire. On ne sait pas faire transpirer les sentiments, les choses qui nous touchent en français, comme on sait le faire en anglais. Et on a été conforté par des artistes comme Dan Black, ancien The Servant, avec qui on a fait un duo – il y aura un duo sur l’album avec Dan – et qui nous a dit, « C’est très cool, c’est plutôt bien écrit, il y a un truc qui fait que vous êtes français, mais en même temps c’est un bon anglais ». On était vachement stressé.

Pauline : Même Tom (Manning, ndlr), avec qui on a fait l’album au Pays de Galles, je lui ai dit, « Relis toutes les paroles, je ne veux pas qu’il y ait de fautes », j’étais mal. Et en fait, il a presque rien corrigé, il a dit, « Il y a des phrases qui sont un peu maladroites, ce sont des choses que nous, on ne pourrait jamais dire, mais qui en fait sont géniales ».

Florent : Ben Christophers, qui fait pas mal de choses pour Bat for Lashes, nous a vachement conforté aussi en disant que c’était cool. Donc voilà, on a commencé à faire comme ça parce qu’on était fasciné pas les Libertines, tous ces groupes, les Beatles, les Stones, tout ce que tu découvres, le rock, la folk, Simon & Garfunkel, les harmonies de voix, tout ça. On s’est dit, on va dire des choses simples, mais qui ont une signification plus compliquée, plus profonde; ça nous a paru logique. Au final, quand tu regardes aujourd’hui, il aurait mieux valu chanter en français, parce qu’en France il y a vraiment un retour à ça, et du coup c’est moins facile qu’à une certaine époque pour les groupes qui chantent en anglais. Mais on ne sait pas faire, ou beaucoup moins bien faire.

 

« On fait de la musique pour ça aussi, pour rencontrer des gens, et du coup, que ça matche comme ça, c’est génial ! »

 

Vous avez donc enregistré votre EP au Pays de Galles; pourquoi ce lieu ?

Pauline : Le type qu’on voulait était là-bas ! (rires)

Florent : Il s’est trouvé qu’on a cherché un réalisateur et, loin de nous de critiquer la France, on a essayé avec des français, et on a essayé avec Tom. Tom, on lui a envoyé la chanson, trois jours après il nous envoyait un mix en disant, « Je veux le faire ». Et il avait jamais fait d’album, en fait le premier album qu’il fait vraiment c’est le nôtre. C’était l’assistant de Rob Ellis – le batteur de PJ Harvey qui a réalisé tout PJ Harvey et mille autres trucs dont Anna Calvi – donc il avait une bonne formation ; il a renvoyé un truc cool et il avait tellement envie de le faire qu’on s’est dit banco ! Et ça coute moins cher d’aller au Pays de Galles dans son studio ; il s’est fait construire un tout petit studio. Après, on a fait quelques prises dans un plus gros studio, le Monnow Valley Studio, où il y a juste Pink Floyd, les Stones, The Corals, Oasis qui y ont enregistré. Des fois, on était là plus spectateur qu’acteur. Et tout a été facile, il n’a jamais essayé d’imposer des trucs ; on a forcément eu des discussions mais de A à Z ça allait bien. Et c’est devenu un ami, qui nous a permis de rencontrer ses potes de son patelin au Pays de Galles qui ont été cools, on a été mis à l’aise. La dernière fois, on y est retourné pour des vacances, on était chez lui avec sa mère.

Pauline : Mais notre label, ils ont complètement flippé, parce qu’on est parti 5 semaines, et on leur disait toujours, « Ouais, tout va bien, mais les gars, on va mettre de la flute sur un morceau, vous allez voir c’est énorme », et ils étaient du genre, « Ils nous disent que ça va, c’est bizarre, ils veulent mettre de la flute, ils ont vrillé ! » Et en fait, ils ont écouté et ils ont trouvé ça génial.

Florent : Parce qu’on n’a pas enregistré un titre, après un autre, on a enregistré tous les titres quasiment en même temps ; du coup, le label a eu le rendu tout à la fin. C’est eux qui ont mis les thunes, et je pense qu’ils ont dû flipper pendant que nous, on s’amusait beaucoup au Pays de Galles. Mais ils ont été super contents.

Pauline : Et on est parti tout seul en plus. Ils nous ont dit, « Faites l’album que vous avez envie de faire ». On a beaucoup de chance, on a un super label, c’est rare.

Florent : Et puis, pour la petite histoire, Ben Christophers, c’était pas prévu au début. Tom nous a dit que ce serait sympa que Ben vienne; et c’est quelqu’un de reconnu, donc forcément un petit peu cher. Et pouvoir appeler ton label et qu’il te dise, « Feu ! Moi j’aime bien Bat for Lashes et je pense qu’il peut amener un truc, prenons-le 2-3 jours et amusez-vous », c’est super quoi !

 

« 1h avant en backstage, tu voudrais faire n’importe quelle autre activité moins stressante, genre j’aimerais bien être derrière un bureau et faire autre chose ; et puis tu fais ton petit concert et ça se passe bien et 1h après, tu n’échangerais ça pour rien au monde »

 

Et donc en tout, ça a duré 5 semaines ?

Florent : Oui, 5 semaines, sans se frapper dessus ! C’était vraiment cool. On a fini par partir à la fin de l’enregistrement à Londres avec Tom en voiture chez son manager, on a fait la fête, on a tous fini en pleurant, en se serrant dans les bras. On fait de la musique pour ça aussi, pour rencontrer des gens, et du coup, que ça matche comme ça, c’est génial ! C’est vraiment cool de pouvoir vivre des choses comme ça puisque de ce qu’on a entendu, c’est pas toujours comme ça, et on est conscient que ça se passera peut-être pas toujours comme ça avec tout le monde, donc on touche du bois. Mais on ne se projette pas trop, on est très content de sortir l’EP et l’album après. Fingers Crossed.

 

Donc il y a un album qui suit ?

Pauline : Il est prêt, il est déjà enregistré. L’EP qui sort, c’est quatre chansons qui seront sur l’album.

 

L’EP Art Counter sort plus d’un an et demi après un premier EP, There Are No Penguins in Alaska.

Florent : Oui, c’est un maxi plutôt. La personne qui nous a signés, Leslie, il a toujours la punch line incroyable… En fouillant notre MySpace, il nous a dit, « C’est criminel, il faut les sortir ! »

Pauline : C’est des chansons super vieilles qu’on a écrites en 2009, on avait honte, on les avait cachées un peu sur internet, le mec est allé fouiller.

Florent : Et au final, on a juste sorti un vinyle pour le Disquaire Day.

Pauline : Donc voilà, il a voulu qu’on sorte ça en premier pour raconter le début de l’histoire, et il a dit cette phrase : (en chœur) « On peut pas sortir l’Empire Contre-Attaque avant La Guerre des Etoiles ! » (rires)

Florent : C’est un malade mental ! Mais un malade mental précieux. La première fois qu’on a rencontré Leslie, c’était un live où on a joué 5 chansons ; on a eu 4 larsens, un ampli qui ne marchait pas, on est sorti de scène dépité. On va le voir et il nous dit, « Moi, j’en vois pleins de concerts qui ont le son mais pas la vibe ; vous, vous avez la vibe et on va faire en sorte qu’un jour vous ayez le son ».

Pauline : Comme dans les films ! (rires)

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Et les titres de l’EP Art Counter, vous les aviez écrites il y a longtemps aussi ?

Florent : Ça fait quand même 3-4 ans. Home est plus récent, mais finalement elle a 2 ans.

Pauline : En fait, c’est long, entre le moment où tu écris une chanson et le moment où elle sort, mon dieu !

Florent : Et puis surtout, il y a des chansons qu’on avait complétement laissé tomber et Leslie a dit, « Mais vous êtes fous ou quoi !? Il faut les mettre sur l’album ! » Les cadavres du placard, vraiment.

Pauline : Il nous a demandé de lui envoyer toutes les démos, même les démos pourries de l’IPhone, et puis il a fait une espèce de sélection.

Florent : Il a été servi ! Il a eu toutes les démos pourries de l’IPhone, il a tout eu ! Mais au final, c’est précieux d’avoir des gens comme ça ; le mec a réussi à voir, avec 2 bouts de ficelle et 3 la-la-la, ce qu’on pouvait faire.

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Il y a déjà eu 2 clips.

Florent : Alors, il y a eu un clip, celui d’Art Counter. Pauline aime bien ce que fait Théo Gosselin, et on lui a envoyé un mail en lui disant, « On adore ce que tu fais comme photos, on aimerait bien que tu fasses notre clip et des photos ». Il nous a répondu, « Je suis au Psych Fest, c’est un grand oui, on s’appelle quand je rentre ».

Pauline : C’était trop facile aussi avec lui.

Florent : Il est venu, et encore une fois, super histoire, il a refusé de passer par son agent, « Il va vous demander 20 000 € pour 3 photos, on va se faire ça en famille ; moi quand j’aime, j’ai envie de faire un truc ». Et au final, il nous a fait le clip, pleins de photos cool, et des vidéos acoustiques de chaque chanson. Aujourd’hui, on en a mis qu’une (Johnny Johnny, ndlr), mais il y en aura d’autres.

 

Et toujours dans le même style ?

Florent : Oui, toujours le même style. C’est des étapes de notre road trip. On a fait un road trip avec lui en Corse – parce qu’on est à moitié corse Pauline et moi – et c’est un endroit qui…j’ai l’impression d’être un hippie…c’est un endroit qui nous repose, on s’y sent vachement bien.

Pauline : Et c’était un bon moyen de se faire payer des vacances par notre label, hein !? Une bonne occasion ! (rires) On ne s’est pas dit, « Allez, on part en Californie faire un clip ! » On est allé dans un endroit qui est vraiment important pour nous, ça va avec toute la sincérité des chansons et du projet en général.

Florent : Et c’est un endroit où on va même sans faire de clip, juste pour faire des ramis et des yahtzees, et aller à la plage quoi ! (rires)

 

Il y a déjà une date de prévue pour l’album ?

Florent : L’album devait sortir en septembre dernier !

Pauline : Cela va dépendre de ce qu’on fait avec cet EP en fait, parce que peut-être on peut le faire vivre jusqu’à septembre prochain aussi, on ne sait pas. Ça va être au jour le jour, je pense. Ce qui est cool, c’est qu’il est enregistré, donc on est prêt à le sortir à n’importe quel moment.

 

Donc, vous avez le temps de faire autre chose ; comme de la scène ?

Florent : Ça, on espère !

 

« on sera en concert le 12 mars aux Etoiles, et si vous aimez ce que vous entendez, venez, venez tous ! »

 

Il y a une date qui a été annoncée.

Pauline : OUI !!

Florent : Le 12 (mars 2015, ndlr) aux Etoiles (Théâtre des Etoiles à Paris,ndlr); une date Part-Time Friends, sans personne d’autre.

Pauline : Notre premier vrai concert !

Florent : La boule au ventre… Honnêtement, on a fait de la musique au départ pour faire des concerts, donc on est hyper heureux ; on espère qu’on ne jouera pas devant une salle vide, on espère qu’il y aura des gens.

Pauline : Il y aura ma mamie, elle m’a dit qu’elle venait (rires).

Florent : Eh bien, je pense que je vais faire venir les gens que je connais… En fait, c’est stressant, mais on est toujours stressé avant un concert. Comme on dit tout le temps, 1h avant en backstage, tu voudrais faire n’importe quelle autre activité moins stressante, genre j’aimerais bien être derrière un bureau et faire autre chose ; et puis tu fais ton petit concert et ça se passe bien et 1h après, tu n’échangerais ça pour rien au monde. Donc voilà, on espère qu’il y aura des gens et qu’on pourra partager ça avec eux, jouer toutes les chansons de l’album, jouer des vieilles chansons aussi du coup.

 

Des reprises aussi ?

Florent : On fait toujours une reprise des Smiths, There is a light that never goes out, parce que c’est une chanson qui est trop cool !
On est juste content d’être là et se dire qu’on a parcouru pas mal de chemin quand même finalement.

Pauline (chantant Kyo) : On a parcouru le chemin

Florent : Mais voilà, il y a toujours un truc…

Pauline : Il y a toujours une meuf à côté de toi qui aime Kyo ! (rires)

Florent : Mais voilà, on est vraiment content de cette date aux Etoiles, et en plus il y aura un clin d’œil avec la pochette de l’album. Tout s’enchaine bien, et ça va marquer une autre étape.

 

Et qu’en est-il de la chanson qui commence par I want to smell your underwear ?
(à voir sur leur profil Facebook)

Pauline : Ah mais c’est toi ! Tu mets des conneries dans notre Facebook !

Florent : En fait, c’est un tribute. Au départ, on voulait faire un tribute aux Beatles et aux Stones, et l’idée c’est de prendre tous les types de chansons qui peuvent penser qu’on a fait un effort physique et que donc il y a des odeurs, genre Accross the universe, tu vois ? (En chantant) « I want to smell your underwear, and I don’t care if you’d been accross the universe ». Ou la chanson A hard day’s night, (en chantant), « And I don’t care if you had a hard day’s night, cause I want to smell your underwear ». Et après, faire pareil avec les Stones.

Pauline : On l’a commencé en 2009…

Florent : Et pour des raisons évidentes, on ne la finira jamais ! (rires) Dans la série, on a Nolwenn à la crêperie aussi.

Pauline : Oui ! (En chantant) J’ai croisé Nolwenn à la crêperie, crêperie, crêperie.

Ensemble (en chantant) : Nolwenn de la Star Academy, demy, demy.

Florent (en chantant) : Nolwenn, t’es plutôt jolie.
On aime bien se faire des petites blagounettes !

 

On ne l’entendra jamais alors ?…

Florent : On aurait pu t’en jouer un bout, mais c’est vraiment trop honteux… (rires) Mais tu viens de l’entendre déjà un peu, a cappella en plus !

Pauline : Si tu veux, on te l’enregistrera juste pour toi et on te l’enverra.

Florent : Mais voilà, on a toujours rêvé de faire un rappel avec I want to smell your underwear… Nan, je rigole, ce serait un suicide social, un suicide médiatique.

Pauline (imitant une personne durant le concert) : « J’ai pas compris, il veut sentir ma culotte? Qu’est-ce qu’il dit ? » (rires)

 

Le mot de la fin ?

Florent : Eh bien, on sera en concert le 12 mars aux Etoiles, et si vous aimez ce que vous entendez, venez, venez tous !

Pauline : Ah ouais ! Venez, ça va être trop bien.

Florent : de 7 à 77 ans, venez ! On est comme le Monopoly.

 

Nous souhaitons remercier Pauline et Florent pour leur sincérité et leur simplicité ; et nous pouvons d’ores et déjà annoncer qu’en plus de la mamie de Pauline, Les Insouciants seront présents le 12 mars ! Peut-être pourrons-nous récupérer l’enregistrement de cette fameuse chanson qui, bien sûr, restera confidentielle…

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