The Veil, nouvel album de Simian Ghost

Le dernier album de Simian Ghost enfin disponible en France

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Cela fait quelques mois que Les Insouciants vous parlent de Simian Ghost, ce groupe venu tout droit de Suède. Et alors que la sortie de The Veil était prévue pour septembre 2014, la France a dû attendre cette nouvelle année pour enfin découvrir le dernier album des Suédois.
Si vous ne connaissez pas encore Simian Ghost – il est encore temps ! – ce groupe indie pop, originaire de Sandviken au Nord de Stockholm, se forme en 2010 par Sebastian Arnström, Erik Klinga et Mathias Zachrisson, rejoint par la suite par Maja Agnevik et Wilhelm Magnusson. Le groupe a déjà 2 albums à son actif : Infinite Traffic Everywhere sorti en 2011 et Youth sorti en 2012, 2 albums inédits en France, mais disponibles dans l’édition deluxe à l’occasion de la sortie du troisième opus The Veil.

Nous vous proposons donc de découvrir avec nous ce troisième album The Veil, sorti le 27 janvier dernier, et vous donner envie de vous le procurer. Nous nous concentrerons sur l’édition standard sortie en France, celle proposant 13 titres, mais il est à savoir que la version suédoise contient, elle, 18 titres, à découvrir dans la version deluxe, ou dans son édition vinyle.
Avec des influences diverses allant de Claude Debussy et George Gershwin à des groupes comme Yo La Tengo et Flaming Lips, en passant par Brian Wilson ; et des thèmes abordés variés, comme ceux profonds de la dépossession de soi ou le manque d’affinités avec les idéaux d’une société post internet dont les liens collectifs se dilatent, et ceux plus légers de l’amour et de la dérision ; The Veil démontre la palette large dont fait usage les Suédois dans leur pop qu’ils veulent intéressante.

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L’album s’ouvre en douceur avec Float en guise d’intro, qui, comme son nom l’indique, nous fait flotter dans la rêverie musicale des Suédois. Et dès cette entame, on ne peut que constater les influences très marquées des Beach Boys. Le son surf pop des 60’s de la côte ouest ne s’arrête pas là, en effet, August Sun qui démarre à la manière d’une ballade folk en guitare voix propose un refrain teinté d’ambiance wilsonienne ; et il en va de même pour le titre suivant sur l’album, The ocean is a whisper. Les thèmes paraissent d’ailleurs très estivaux et maritimes ; et pour cela, on pourra y ajouter le titre entrainant Summer triptych. Mais pour autant, les paroles ne sont pas si légères qu’elles n’y paraissent.
Mais on pourra aussi rapprocher Simian Ghost a un groupe plus contemporain, Belle & Sebastian, avec ce son pop très entrainant comme Never really knew, ou le très coloré A million shining colours.
Mais on va arrêter là les comparaisons, parce que Simian Ghost se fait une place, leur place, dans l’indie pop contemporain ; leurs mélodies élaborées et leurs harmonies enchanteresses, dotées d’une touche scandinave, donnent de la légitimité à leur projet, qui dépasse enfin les frontières (ou du moins qui débarque enfin en France). L’arrivée de Maja Agnevik, tantôt en chœur, envoutant et charmant comme dans Cut-off point, tantôt en échange avec Sebastian Arnström, comme sur Never really knew, donne de l’ampleur et du relief à cette voix masculine, pourtant si douce, qui transperce et transporte.

Simian Ghost jouent dans les oppositions, entre les minauderies toutes en délicatesse et un côté plus torturé et énergique, à l’image de Never really knew, un titre enjoué et entrainant malgré des paroles quelques peu empreintes de désillusion. « On aime bien triturer les genres musicaux et explorer leurs limites. On aime trouver l’équilibre entre la simplicité et l’alambiqué, entre l’ironie et le sérieux absolu ». Il y a aussi le melting pot dans l’enchainement de Fight even, la courte ballade folk, avec le dynamique I will speak until I’m done à l’intro beaucoup plus rock, et Endless chord, tel un chant religieux.
On n’oubliera pas de mentionner Scattered and careless, un morceau plus jazzy et funky dans sa musicalité.
Enfin, tout comme l’album a une intro, il a également un outro, avec le titre éponyme et entièrement instrumental. Comme pour prévenir avant de redescendre sur Terre de manière moins abrupte.

Avec The Veil, Simian Ghost a décidé de se concentrer sur l’essence des morceaux et le songwriting pur, une musique simple et efficace.

 

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Tracklist de The Veil :
01. Float
02. Cut-off point
03. Never really knew
04. Scattered and careless
05. Fight even
06. I will speak until I’m done
07. A million shining colours
08. Endless chord
09. Echoes of songs (for Trish Keenan)
10. August sun
11. The ocean is a whisper
12. Summer triptych
13. The veil

 

On vous rappelle l’ultime date parisienne de Simian Ghost :
24 février 2015 – Espace B, Paris (75)

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