[Interview] KID WISE, les enfants sages de la pop française

Quelques semaines avant la sortie de leur premier album L’Innocence, KID WISE nous accorde une interview

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En pleine promo’ de leur album L’Innocence ([Review] L’Innocence l’album juvénile mais mature de KID WISE) qui sortira le 2 mars 2015, KID WISE nous a donné rendez-vous dans un appartement de Montmartre pour évoquer cette actualité.

KID WISE, les présentations

Au départ, KID WISE est d’abord un projet solo et électronique mené par Augustin Charnet en mai 2012 (chanteur, pianiste, auteur et compositeur), qui commence notamment à se faire connaître grâce à diverses vidéos postées sur Youtube. Il reprend en piano-voix Hyphen Hyphen, Phoenix

Il sort alors son premier EP, La Sagesse, composé de titres tels que La Sagesse, Osiris, Teen Dream, Sun, L’Enfant Sauvage, Kid. Voulant porter son EP sur scène, Augustin décide de s’entourer de musiciens qui vont finalement faire partie intégrante du projet KID WISE. Vincent Dinis (guitare, harmonica et champion inter-régional PES 08!), Léo Faubert (batterie et chœur), Théophile Antolinos (guitare) et Clément Libes (violon et chœur) rejoignent alors, en septembre 2012, ce qui est maintenant un groupe. KID WISE réorchestre le titre d’Augustin Kid qui devient alors le premier single en octobre 2012.

Les toulousains font leur tout premier concert en tant que groupe au Batofar le 17 novembre 2012. Grâce sa cover, Hyphen Hyphen invite Augustin à jouer deux morceaux (dont Atlas) à La Dynamo (Toulouse). Nathan Davrinche-Hamet (basse et chœur) rejoint le groupe en février 2013 pour renforcer les performances scénique de la formation. KID WISE, se réclamant de la pop progressive, veut aussi soigner son esthétique: vidéos, dessins, photos… Tout est sous contrôle. C’est ce perfectionnisme qui va permettre à KID WISE d’être repéré par divers programmes: les Inrocks Labs les sélectionnent pour leur tremplin (ils jouent, notamment, au Bikini), le Laboratoire de Curiosités les invitent à jouer à l’International le 16 mars 2013, Le Mouv’ les repère et les soutient etc. Le 16 septembre 2013, KID WISE sort un nouveau single: Hope.

En 10 jours, le titre dépasse les 100 000 vues si l’on prend également en compte la plateforme Vimeo (plus de 500 000 en 9 mois), et leur premier clip est cité comme meilleur clip du moment par Les Inrocks, Le Mouv’ et Brain Magazine. L’EP suit le 30 septembre 2013. Intitulé Renaissance du fait, notamment, de la nouvelle organisation interne du groupe, l’EP se compose de Funeral, Hope et Angel. Les garçons invitent, pour cet EP, des musiciens classiques venus de France, de Belgique et d’Angleterre pour jouer des cuivres et des cordes. Renaissance est alors un EP qui oscille entre pop, sensibilité et épique. KID WISE obtient un soutien de plus en la Fnac qui les invite à jouer pour un Fnac Live. Les Kids enchaînent alors projets, festivals et tremplins: Bars en Trans, Nouvelles Scènes, Festival Chorus, Inouïs du Printemps de Bourges, Weekend des Curiosités, Garorock (passage annulé suite à une alerte météo), Vieilles Charrues… Lors du festival des Vieilles Charrues 2014 d’ailleurs, KID WISE invitent le rappeur Disiz à partager la scène le temps d’une chanson.

Un après Hope, le 7 octobre 2014, KID WISE sort son deuxième clip: Forest.

Ocean arrive le 5 février 2015.

Le clip, réalisé par Benjamin Kühn, est un véritable « conte crépusculaire » où une jeune femme est poursuivie sans cesse par un homme étrange. L’album L’Innocence, qui sortira le 2 mars 2015, réunira, au sein d’un même objet musical, Ocean, ForestHope, Miroir, Blue, Child, Ceremony, Winter, L’Innocence, Echos et un remix de Hope par Son Lux.

KID WISE, l’Interview

Le rendez-vous est donné à Montmartre. Après avoir monté quelques marches… bon ok nous avons pris l’ascenseur! Après 10 secondes dans un ascenseur, nous voilà dans l’appartement où une partie du groupe nous attend. Après avoir écouté le nouveau Hyphen Hyphen (The Fear is blue) qui vient à peine de sortir, Léo (batterie et chœur) et Vincent (guitare) s’installent dans un canapé et c’est parti!

Les Insouciants: Avant toute chose, êtes-vous à l’origine de ça?

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Vincent: Oui! Enfin pas personnellement, mais il y en a un peu partout dans Paris, et des affiches aussi…

Celui là était devant le Trianon, vous comptez jouer au Trianon?

Vincent: Ah non, on ne jouera pas au Trianon!

Il y en avait trois, bien autour de l’entrée du Trianon, je crois que les gens veulent vous y voir!

Léo: Non, en fait, c’est une campagne promo’ qu’on a avec notre label. Dans Paris, Lille, Marseille, Lyon et Strasbourg, il y a des affiches un peu partout…

Vincent: Et des graffs aussi.

Pouvez-vous nous parler de vos débuts? Le projet solo d’Augustin etc. Et qu’est-ce qui vous a poussé à dire oui?

Vincent: C’est un projet solo qu’Augustin, en marge d’autres groupes que j’avais avec lui à Toulouse. Et en fait il voulait faire quelque chose de beaucoup plus électronique que ce qu’on faisait avec l’autre groupe. Il s’est dit « je vais faire ce projet solo » et il a fait son EP tout seul dans sa chambre (Ndlr: L’Innocence). Il l’a sorti sur internet, il a eu une petite reconnaissance et donc il voulait le jouer. Nous ça se passait pas très bien avec notre groupe, on s’est séparé. Et Augustin voulait joué ce projet là sur scène. Il m’a proposé de faire de la guitare parce que ça paraissait presque naturel vu qu’on venait de quitter l’autre groupe et qu’on s’entend super bien musicalement depuis 4 ans. Après Augustin connaissait Léo du lycée qui était à côté du notre, il connaissait Clément du conservatoire. Et Clément nous a parlé de Théo’ qui était aussi au conservatoire avec lui. Et Nathan était bassiste dans un groupe toulousain qui était connu à l’époque.

Il vous a rejoint un peu après, non?

Il est arrivé en février 2013. En fait je l’ai croisé dans le bus, on cherchait un bassiste et je me suis dit « Mais lui il fait de la basse! ». Je le connais parce qu’on faisait tous partie de la même scène toulousaine, on a fait plein de concerts ensemble. Enfin on jouait à peu près tous ensemble sauf Léo et Théo’ qui avaient pas forcement de groupes dans cette scène là. On était potes, on s’est tous retrouvé sur ça, on s’est dit « on va faire ça ensemble ». Ça s’est fait et on est là aujourd’hui.

Pop Progressive, pourquoi? Qu’est-ce? Comment? …

Léo: Au début ça s’appelait « néo pop progressiste », mais on a trouvé ça un peu ridicule…

Vincent: Très pompeux! … Et là les manager sont arrivés, ils ont dit « ça, ça ne va pas » ! (Rires)

Léo: On avait défini notre musique comme Pop Progressive parce qu’en fait on essaie de composer des chansons pop, assez populaires sur un format progressiste, c’est-à-dire qu’on se fixe pas de limites de temps imparti, on se fixe pas des limites de temps de single 3 minutes 20. On essaie d’élargir, d’étendre le son, de créer une progression dans le titre.

Vincent: De prendre le temps. De prendre le temps de développer des idées pop.

Dans beaucoup de vos titres de vos EP, chansons, album et même dans votre nom de groupe, il y a des mots qui reviennent: « innocence », « sagesse » etc. Sagesse et innocence, vraiment?!

Léo: Sagesse c’était le premier EP d’Augustin, et ça je pense que c’est un truc qui le concerne. Mais quand il dit « La Sagesse » c’est plus pour essayer de symboliser le fait qu’il voulait retrouver une certaine sagesse grâce à la musique, c’est pas le côté sage d’une personne qui ne dit pas de bêtises ni rien, c’est le côté « trouver la vérité », chose qui est impossible. Et « L’Innocence » ça c’est propre à l’album qu’on a terminé là. Et ça s’appelle comme ça parce qu’au tout début du processus de composition on a beaucoup hésité. On était pas très bien. Car si tu veux, en fait, nous on a fait Hope et ce clip a étonnamment bien marché. On s’y attendait vraiment pas du tout et du coup on s’est retrouvé dans une espèce de dynamique à laquelle on ne s’attendait pas, c’est-à-dire des propositions de labels, d’éditeurs, de tourneurs etc. Plein de choses ce sont passés et nous on était pas forcement prêt pour ça. Et en fait, au bout d’un moment on a fait quelques concerts, et nos managers nous ont dit que pour faire des concerts il faut poser un album quoi. On était dans une dynamique de »il faut créer quelque chose », quelque chose qui plaise, qui corresponde aux attentes des gens, quelque chose qui marche, qui fonctionne.

Vincent: On avait composé certains titres, il y en a qui étaient déjà finis, et il y en a un qui était une idée de base de Clément qui était vraiment « conservatoire », bien réfléchie, très complexe, et on s’est dit « bon bah ce morceau là il est bien, l’harmonie est bien, mais on va essayer d’en faire quelque chose qui marche ». Donc on a commencé à faire des petits groupes de 1 ou 2 pour travailler sur ce morceau et on en a fait un truc…

Léo: Horrible!

Vincent: Oui, horrible. On y a passé des heures et des heures, et un jour moi j’étais chez Clément avec Augustin, on était en train d’enregistrer ma guitare dessus, que je composais du coup sur le moment parce qu’on l’avait pas fait ensemble avant. En général on compose par improvisation: on se retrouve tous dans une pièce et on joue, ou alors dans des soirées, en fin de soirée, on se pose autour d’un piano, on chante, on enregistre, on se dit « ah ça c’était bien ». Et du coup pour ce morceau là on a fait autrement, on s’est dit « on va essayer de le faire comme ça » et c’était le troisième morceau qu’on avait commencé, je crois, et du coup on s’est retrouvé dans sa chambre, on a commencé à composer des guitares et après cinq heures de travail on s’est regardé, on a écouté et on s’est dit « Mais c’est de la merde! C’est horrible! ». On a tout supprimé et on a dit « on le refera quand on sera tous ensemble ». Et du coup « L’Innocence » c’est ça.

Léo: « L’Insouciance », « L’Innocence », c’est comme ce que disait Clément (violon et chœur), c’est un peu comme quand un gamin fait une connerie, et qui comprend pas. C’est sur le moment, c’est spontané. C’est cette spontanéité aussi qu’on recherche dans la musique.

Le visuel c’est très important pour vous, tout est travaillé. Y a-t-il un moment où vous lâchez prise? 

Léo: On est très perfectionniste. Sur scène c’est le seul moment où on se lâche…

Vincent: Où on se donne l’autorisation de faire quelque chose de différent. Il y a des moments dans le concert qui sont de l’improvisation totale où on sait pas du tout ce qu’il se passe. Tous les soirs il y a quelque chose de différent…

Comme quand vous invitez Disiz?

Vincent: (Rires) Oui! Ça s’est fait 5 minutes avant. On l’a croisé dans les loges des Vieilles Charrues, il venait faire un feat avec Orelsan et on savait, par notre éditrice qui est la même, qu’il avait aimé Hope et qu’il voulait la voix d’Augustin au début. Donc on lui a dit « Ouais, non, la voix d’Augustin ça nous botte pas trop, on aimerait bien faire un truc entier avec toi » et du coup quand on l’a vu là on s’est dit « Ah bah ça tombe bien, t’es là, tu viens! ». Il nous a dit « Non! C’est une blague! J’ai pas travaillé mes textes! ». On a un peu forcé la main et au final il est venu. On est allé manger, on est revenu et il nous attendait dans la loge et il nous a dit « Bon les gars, on répète ou quoi! ». On l’a fait une fois avec les guitares électriques pas branchées, lui (Ndlr: Léo) il frappait sur ses genoux, et on a fait un truc comme ça et on lui a dit « Bon bah ok tu viens et on le fait ».

Léo: Mais ouais donc t’as raison, on accorde beaucoup d’importance à l’aspect visuel aussi, car c’est le premier truc que les gens voient quand ils sont dans un magasin. Les gens quand ils sont, par exemple, à la Fnac, bah ils savent pas forcément ce que c’est. Je dis pas que la pochette claque, mais par contre, ce qui est vrai, c’est que pour la pochette on a bien bossé quatre mois et demi, à se batailler pour essayer de trouver le truc parfait. Donc c’est vrai que sur scène c’est vraiment le seul endroit où on se permet d’être tranquille.

Pourquoi l’anglais?

Léo: Je veux bien répondre…

Vincent: Oui! Vas-y! Fais le!

Léo: Pour le coup, là, c’est Augustin qui aurait pu te répondre, mais je peux te dire exactement ce qu’il te dirait. En fait il a toujours été très fan de chansons en anglais, il aime beaucoup ça. Il a toujours été impressionné par le français et c’est quelque chose qui lui a toujours fait très peur d’écrire en français. Il avait très peur de…

Vincent: D’être niais

Léo: De se rater. De ne pas servir la langue. Et en fait, là, il a tenté. Il y a une chanson qui s’appelle L’Innocence d’où le nom de l’album, qui est toute en français. Il y a aussi une autre chanson où il y a un mélange…

Vincent: Miroir, la chanson dont je te parlais tout à l’heure, qu’on a pris et qu’on a tout supprimé.

Léo: Celle-là, les couplets sont anglais, le refrain est en français. Il se permet un peu plus de liberté et je pense que c’est une très très bonne chose car il y arrive très bien. Donc si si, il y a du français!

Quels artistes et choses de la vie vous inspirent?

Vincent: Etant 6, on a chacun nos préférences respectives. Augustin et Clément plus du classique car ils ont fait le conservatoire donc ils ont été élevés là dedans. Nathan notre bassiste qui est plus new wave, années 80, Joy Division, post-punk tout ça. Léo qui est plus pop. Théophile Antolinos, l’autre guitariste, est post-rock avec des groupes comme Godspeed You! Black Emperor. C’est lui qui nous a ouvert à ces non-formats: des morceaux qui durent 20 minutes, sur un CD t’en as trois et t’en prends plein la gueule. Moi je viens du jazz à la base, j’écoute du hardcore. On est tous vraiment différent, et on se retrouve tous dans certaines influences comme Sigur Rós, Phoenix aussi, et après, l’école américaine contemporaine: Steve Reich et Philip GlassM83 aussi.

Et au niveau de thèmes? Il y a des thèmes qui vous inspirent plus que d’autres?

Léo: Il y a des thèmes qui reviennent pas mal sur L’Innocence.

Vincent: Le sexe traverse notre album! (Rires)

Léo: En fait on a fait une interview avec Le Mouv’ il y a même pas une heure et Crénel (Ndlr: Christophe Crénel) a dit quelque chose d’assez vrai qu’on avait jamais capté. Il trouve qu’il y a un peu d’érotisme dans nos chansons, dans l’album, ce qui est, peut-être, avec le recul, un peu vrai, parce qu’il y a quand même des thèmes, je dirais pas érotique, mais il y a des thèmes d’amour qui reviennent souvent. Alors on fait pas des chansons d’amour, mais ça parle de l’univers amoureux, des déceptions, des désirs…

Vincent: C’est très abstrait… Il faut se faire sa propre idée!

Quels serez vos rêves de collaboration? 

Vincent: Bah on en a déjà un sur l’album: Son Lux qui nous a fait un remix. Donc ça on est super content car c’est un artiste qu’on aime tous d’ailleurs, j’ai oublié de le citer tout à l’heure. Et sinon après des groupes comme Bon Iver ou Sigur Rós.

Léo: Ce serait pas un featuring mais de pouvoir faire…

Vincent: Si! Faut que ce soit un featuring! Il faut qu’on soit 14 sur scène!

Léo: Moi je me ferais bien une collaboration avec Justin Vernon (Ndlr: Membre de Bon Iver), James Blake, ou avec Sigur Rós aussi.  Le rêve se serait d’aller en Islande, papoter avec eux

Vincent: Collaborer avec eux!

Léo: De pouvoir faire deux-trois trucs avec eux ce serait bien. Bon c’est totalement irréalisable…

Vincent: Non!

Léo: Oui c’est totalement irréalisable!

Pour l’instant peut-être! Avez-vous de récents coup de cœur?

Vincent: Ah bah du coup le dernier Hyphen Hyphen (The Fear is blue) qu’on a écouté il y a deux minutes, il est énorme! Feu! Chatterton aussi, on connaissait pas trop , on a joué avec eux et on a pris une claque énorme. Ils sont autant gentil que bon.

Léo: Et moi je dirais le groupe que j’ai découvert et que j’adore c’est This Will Destroy You. Dans le groupe il y a Théo’ qui est très fan et qui m’a fait écouté. C’est un groupe du Texas qui fait du post-rock et c’est vraiment super bien.

Tout à l’heure vous nous disiez qu’il faut donner le sens soi-même par rapport à vos chansons, mais pourriez-vous nous éclairer? Pour le clip d’Ocean par exemple!

Vincent: C’est le projet du réalisateur en fait et le morceau parle d’une certaine obsession, une idée fixe qui tourne, avec ce motif de piano, sans cesse et qui s’élargit de plus en plus pendant le morceau. Et lui (Ndlr: Benjamin Kühn), il a fait la même chose à l’image et du coup cette idée fixe t’en fais ce que tu veux et c’est ça qu’on trouve intéressant.

Mais il n’y a pas d’histoire?

Vincent: Il y en a plein en fait. Et lui, la sienne, même lui, il n’a pas voulu nous la dire. Il a dit « c’est à vous de faire votre truc! ».

Même le groupe ne sait pas!

Léo: C’est ça, ce qu’on aime beaucoup c’est qu’on aborde des thèmes qui sont universels, universaux?

Vincent: Universaux? Universels, comment on dit? Universaux?

Marine Gora (Chef de projet de Kid Wise): Universels!

Vincent: Universaux! (Rires)

Léo: Ouais, donc voilà, des thèmes totalement universaux! (Rires) Et on aime beaucoup que chacun se fasse sa propre opinion, et du coup, par exemple, pour Ocean, Benjamin Kühn nous a donné sa propre interprétation qui donne une nouvelle dimension au titre. C’est une interprétation qu’on aurait peut-être pas pu imaginer.

Vincent: On ne connait pas l’histoire!

Léo: Tu te fais ton histoire. Moi, par exemple, j’avais ma propre idée et, quand je lui ai dit, il m’a dit « ouais on peut le voir comme ça ». Pour moi le mec dans le clip, il est physique, mais c’est un espèce de symbole, une obsession qui te suit, et en fait au final tu ne fais qu’un avec cette obsession, tu l’acceptes, tu fais une espèce de grosse symbiose. Ça, c’est ma propre interprétation, mais après il peut y en avoir plein.

Nous avons lu que vous n’avez pas vraiment de messages à faire passer, que vous étiez plus dans le « faire rêver » ou « inspirer ». Est-ce un choix?

Vincent: En fait on utilise la voix comme un instrument à part entière. Il y a des paroles, mais elles se fondent dans la musique. Je pense que le message, il faut aussi se le faire soi-même. On aime bien que ce soit vachement imagé… Après sur certains morceaux on connait l’histoire de base, mais, par exemple, il y a des gens qui comprennent pas du tout Hope de la même manière qu’elle a été écrite, donc après les images font que ça devient une autre histoire. Et Hope c’est l’exemple typique parce qu’à la base on l’a pas du tout écrite pour ça.

Le clip de Hope qui a été fait par…?

Vincent: Hope, qui a été réalisé par Truman et Cooper. Après Hope, ils ont fait un clip de Son Lux (Alternate World), donc tout se rejoint. On avait fait un appel à projet sur internet et ils nous avaient écrit « Ah nous on veut le faire » et on s’est tous retrouvé dans une maison de campagne en Corrèze et ça s’est fait comme ça.

Et donc là pareil le clip c’est une interprétation…

Vincent: C’est une vision, il y a beaucoup de gens q,,ui ont cette vision là, mais nous qui connaissons l’histoire de base de la chanson c’est pas vraiment cette histoire là, mais on peut très bien la comprendre comme ça.

Merci beaucoup KID WISE!

Propos recueillis par Martin Vienne

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Retrouvez KID WISE en concert:

04 mars: Fnac Saint Lazare, Paris
07 mars: Fnac Wilson, Toulouse
13 mars: Atypik Festival, Avignon
27 mars: Le Métronum, Toulouse
08 avril: La Maroquinerie, Paris
16 avril: Rock School Barbey, Bordeaux
25 avril: Le Plug In, St. Gaudens

Vous pouvez acheter l’album L’Innocence dès maintenant :

iTunes   Double Vinyle version    CD – Édition Limitée

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