[Review] : Hungry Dirty Baby, Mademoiselle K

Découvrez le quatrième album de Mademoiselle K : Hungry Dirty Baby !

Mademoiselle K Slide

Souvenez-vous, en Juillet dernier nous rencontrions Mademoiselle K à Londres suite à son concert dans le cadre du Paris Is Burning au Lexington. Là, elle défendait quelques compositions dont certains noms nous échappaient, se retrouvant aujourd’hui sur son quatrième album, Hungry Dirty Baby réalisé par Richard Woodcraft et disponible depuis le 19 Janvier sous le label Kravache qu’elle a elle-même créé.

Mademoiselle K n’a jamais fait dans la dentelle et elle nous le prouve une fois encore avec Hungry, Dirty, Baby, album qu’elle considère comme son alter ego. Pour la première fois, la chanteuse à fait le choix de se livrer en anglais, marquant un tournant dans sa carrière aussi bien au niveau de l’écriture que de la musique, cet opus ne ressemblant en rien aux précédents. Et si Katerine s’en était pris à l’anglais quelques années plus tôt avec le titre In English où elle se moquait de tous ces artistes qui s’exprimaient dans cette langue dans le seul but de ne rien dire, elle nous prouve aujourd’hui qu’il est toujours possible de véhiculer des messages et des émotions en passant par une langue étrangère.

© Iris Della Roca et Lou Levy

© Iris Della Roca et Lou Levy

On démarre sur les chapeaux de roues avec I Can Ride A Fucked Up Bull, titre synthétique annonciateur de changements, cette couleur se disséminant tout au long de l’album, notamment avec Ur Wow, ballade qui nous transportera au gré de la voix fragile de la chanteuse, une certaine émotion s’en dégageant, ou encore avec Love Robots et ses allures de rock alternatif, mêlant une guitare profonde à une basse dominante.
Quant à Watch Me, morceau oscillant entre légèreté et solo accrocheur, nous y verrons une similitude avec la voix du chanteur des Bronski Beat, Jimmy Somerville, tous les éléments étant rassemblés pour en faire un bon single. Nous soulignerons également les influences underground de Katerine, notamment remarquable au gré de Morning Song.

Mais que ceux qui avaient peur d’un véritable tournant se réjouissent car la « patte » Mademoiselle K, si l’on puis la nommer ainsi est toujours présente, de nombreux titres sortant les guitares afin de nous satisfaire pleinement à commencer par le terrible Glory, premier extrait dévoilé au public qu’il nous est impossible d’oublier, ayant eu le don de faire parler de lui en raison du changement de situation de Katerine Gierak qui se retrouvait alors sans maison de disques. Cependant, si les paroles étaient adressées à ses détracteurs, Mademoiselle K n’en ai pas à ses premiers essais autour du sujet puisque si l’on revient à son début de carrière, nous retrouvons le même genre de dénonciation du système de major au fil de Ca Me Vexe (2006). Comme quoi, même à l’approche des dix ans de carrière, la thématique est toujours au goût du jour. Ici, le gimmick accrocheur nous laisse renouer avec les opus précédents pour notre plus grand plaisir. Le second single, Are You Swimming ? mis en images par David Tomaszewski, prend alors le relais, la fragilité de la voix de la chanteuse transparaissant un peu plus encore alors que les paroles nous transmettent un message jouant sur l’ambiguité sexuelle, chose qui l’entoure depuis ses débuts et qu’elle met ici à profit. S’en suit Hungry, Dirty, Baby, titre éponyme à l’album qui vient nous transpercer de sa colère au gré d’une guitare électrique et d’une batterie percutante accompagnant les multiples « fuck you » que nous lance Katerine. Enfin, la chanteuse nous offre un dernier titre en français intitulé C La Mort. Guitare et batterie nous entraînent alors au gré d’une mélodie rock, les paroles nous faisant régulièrement sourire.

Photo : Iris Della Roca et Lou Levy

Photo : Iris Della Roca et Lou Levy

Hungry Dirty Baby c’est avant tout l’histoire d’un album qui aurait pu ne jamais naître si Mademoiselle K n’avait pas défendu ses valeurs, bravant la catégorisation d’une maikson de disque pour suivre son propre chemin. Au final, cette envie de prendre l’air lui aura été bénéfique puisque malgré la barrière de la langue, la chanteuse s’en tire avec tous les honneurs, continuant à nous proposer des textes percutants sur des rythmes dansants.

Retrouvez Mademoiselle K en tournée :

24 février 2015 : Le Bikini, Toulouse (31)
25 février 2015 : Victoire 2, Montpellier (34)
26 février 2015 : Le Transbordeur, Lyon (69)
5 mars 2015 : L’Etage, Rennes (35)
12 mars 2015 : Rock School Barbey, Bordeaux (33)
27 mars 2015 : Festival Chorus des Hauts de Seine, Villeneuve La Garenne (92)

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s