Rock en Seine 2015 – Day 3

Retour sur le 3e et dernier jour du festival

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Pour le dernier jour de Rock en Seine, en ce dimanche 30 août 2015, le soleil et les festivaliers sont au rendez-vous.

Nous avons d’abord rendez-vous avec JUAN WAUTERS, uruguayen bien dans ses baskets, ayant officié pour The Beets pendant quelques années. Cette fois-ci, on le retrouve en solo, sur la Scène de la Cascade. Auteur de deux albums à l’esprit folk vintage, le dernier en date – Who Me ? – est une ode au voyage et à l’évasion. Son univers déjanté rappelle d’ailleurs celui d’un autre trublion de la scène indie : Mac DeMarco. Accompagné de deux musiciens, l’artiste réussit à captiver une bonne partie des festivaliers, pourtant récalcitrants au début. Le musicien désormais basé à New York nous offre 45 minutes de bonne humeur et de détente, entrecoupés de pièces aux allures lazy : une bonne manière de commencer ce dernier jour de festival. Il sera de passage ce 2 octobre au Point Ephémère.

Toujours sur la Scène de la Cascade, le trio FUZZ arrive aux alentours de 17h. L’explosif Ty Segall et ses acolytes sont de retour pour un show haut en couleurs et en rythme ! Et à peine Rat Race lancé, quelques festivaliers en profitent pour pogoter. Les américains livrent une assez bonne prestation, certes courte mais très endiablée. Une bonne mise en bouche avant de savourer leur second album sobrement nommé II, à retrouver dans les bacs dès le 23 octobre prochain.

Fuzz - Crédit photo : Marion Hermet

Fuzz – Crédit photo : Marion Hermet

En fin d’après-midi, alors que le soleil tape toujours, une foule s’amasse devant la Grande Scène pour voir le set des HOT CHIP. Là encore, nous sommes étonnés par l’heure de passage de ce groupe, mais ce dernier relève tout de même le défi, et pendant 1 heure, c’est une véritable piste de danse qui s’installe sur la pelouse du Domaine de St Cloud, devant ces anglais pour lequel le dress code était définitivement blanc et dix fois trop grand. Alexis Taylor et ses acolytes déversent leur électro pop dansante, et viennent présenter leur 6e et dernier album Why Make Sense? sorti en mai dernier. Même au poste de régie son, derrière les barrières, ça saute, ça chante et ça danse. Mais force est de constater que ce sera bien les anciens titres tels que Over And Over et Ready For The Floor qui feront monter la température. Le groupe n’oubliera pas de souhaiter un joyeux anniversaire à leur batteuse, et clôturera son set avec une reprise électro de Dancing In The Dark de Bruce Springsteen.

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Pas le temps de souffler qu’il faut vite se diriger vers la Scène de la Cascade pour aller découvrir en live LE groupe qui colle parfaitement au thème du festival cette année « Welcome To The Jungle ». On parle bien sûr des londoniens de JUNGLE, nombreux sur scène, qui, à 7, nous délivre leur soul teintée de funk et nous présente leur premier album éponyme. Une bien belle réussite que ce set, qui restera dans les meilleurs moments de ce festival; et nous ne sommes pas les seuls, en effet, les festivaliers se sont déplacés en masse pour se mouvoir aux rythmes neo soul de ce duo, accompagné pour l’occasion de nombreux musiciens et choristes. Jungle nous propose un pur moment de quiétude entrainante, avec des titres comme Busy Earnin’ et Platoon, qui nous feront penser aux Scissor Sisters par moments.

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Et quoi de mieux que de commencer la soirée sur une note psychédélique ? Justement, TAME IMPALA débarque sur la Grande Scène pour une heure et quart de pures sensations. Il faut dire que Kevin Parker et sa bande sont bien attendus : leur troisième album Currents est garni d’une ribambelle de tubes pop-psyché. Et les australiens méritent bien leur statut de co-headliner du dimanche. Les festivaliers s’emballent dès les premières notes de Let It Happen, débutant ainsi un set homogène. Nous avons d’ailleurs sentis que Tame Impala était heureux de retrouver le public français, deux ans après leur passage sur le sol du festival francilien. Et l’ambiance ne retombera pas avant le final sur Apocalypse Dreams. On les retrouvera sur la scène du Zénith de Paris le 31 janvier prochain.

Tame Impala - Crédit Photo : Marion Hermet

Tame Impala – Crédit Photo : Marion Hermet

C’est un tout autre univers qui nous attend sur la Scène de l’Industrie: MARK LANEGAN BAND, l’artiste à la voix rauque, connu pour avoir notamment fait partie un temps de Queens Of The Stone Age. Un moment plus intimiste, un public d’une autre génération, et une aura indéniable pour cet artiste qui semble immortel. Une belle parenthèse de pur rock qui sera malheureusement entachée par un son médiocre qui fera regretter son passage à l’Alhambra (Paris) de mars dernier. Les albums Phantom Radio et Blues Funeral seront largement représentés, avec notamment le titre  The Gravedigger’s Song.

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Le festival touche bientôt à sa fin, mais c’est sans compter sur ALT-J venus clôturer la Scène de la Cascade pour cette édition. Et il va falloir en profiter car le trio anglais prendra des vacances bien méritées après leur tournée mondiale. L’espace est archi-bondé quelques minutes avant leur passage, et l’accueil est plus que chaleureux. Le public s’en donne alors à coeur joie. Malheureusement, la prestation délivrée est beaucoup trop plate à notre goût, et la déception se fait sentir. Seuls points positifs : la bonne communication entre le claviériste Gus Unger-Hamilton et les festivaliers pendant le set, ainsi que le décor.

Alt-J - Crédit Photo : Marion Hermet

Alt-J – Crédit Photo : Marion Hermet

Le festival se clôt sur la Grande Scène avec un groupe très attendu des festivaliers, pour terminer en beauté: le duo électro de THE CHEMICAL BROTHERS, venu ambiancer cette fin de festival en un jeu de sons et lumières dont eux seuls ont le secret. Leur grand retour était attendu pour la sortie de leur dernier album Born In The Echoes, sorti le mois précédent. Et ils mettent la barre très haute dès le début en commençant leur set par l’indémodable Hey Boy Hey Girl, de quoi mettre l’ambiance. Cependant, elle semblera retomber comme un soufflé; des transitions maladroites et un public peut-être fatigué après 3 jours de festival sous le soleil, on s’attendait peut-être à plus de folie ce soir-là.

L’édition 2015 se termine sur ces notes; une belle réussite avec du soleil pendant 3 jours (important de le préciser!), de jolies découvertes et des groupes qui ont assuré le show, malgré quelques incompréhensions sur la programmation et quelques petites déceptions.
Rendez-vous l’année prochaine!

Retrouvez toutes les photos de Rock En Seine 2015 sur notre Flicker

 

 

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