[Review] The Shoes – Chemicals

Un concentré d’émotions nocturnes et citadines aux couleurs nostalgiques !

Crédit photo : Romain B. James

Crédit photo : Romain B. James

Le duo rémois occupe le terrain musical depuis près d’une dizaine d’années, enchaînant productions pour d’autres artistes – de Coeur de Pirate à Woodkid –  et lives aux quatre coins du monde. Pourtant, Benjamin Lebeau et Guillaume Brière n’ont pas perdu de leur superbe, quatre ans après leur premier coup d’essai Crack My Bones. C’est ainsi qu’arrive Chemicals, une exploration éclatante et hybride, assorti d’un éventail de featurings alléchants.

Artwork de "Chemicals" par Etudes Studio - Source : theshoes.tumblr.com

Artwork de « Chemicals » par Etudes Studio – Source : theshoes.tumblr.com

La piste d’ouverture – Submarine – aurait tout à fait l’étoffe d’un générique d’un film d’horreur, portés par sa mélodie sortie des ténèbres assortie de boucles trip-hop et ses touches morbides. La voix languissante de Blaine Harrison (Mystery Jets) apporte un cachet sombre. Cependant, dès le second titre, on passe rapidement de l’ombre à la lumière, et on est vite propulsé dans des visions dynamiques et urbaines. Présent sur le premier LP du duo en tant que featuring, Esser récidive et propose Made for You, nous portant directement dans les étoiles. Avec sa pop lumineuse et son refrain aux fragments solaires, on plonge petit à petit dans une épopée futuriste, tout en gardant un œil sur le passé : les influences musicales des années 90 sont bien présentes sur l’ensemble de l’album.

Et tout s’intensifie avec le très dynamique et radio-friendly Drifted, ou le leader de Revolver, Ambroise Willaume aka Sage, pose sa voix langoureuse sur une mélodie aux beats acides ressemblant à une scène de course poursuite dans une ville nocturne aux mille lumières. Et tant qu’on est dans ce terrain citadin et futuriste, restons y. Le très dansant et 80’s Lost in London nous invite à aller sur un dancefloor parsemé de pensées et d’histoires personnelles, comme l’interprète si bien Petite Noir : « Girl I think I have a confession / I’m burning in my heart I could try ». Puis le lumineux et magnifique Vortex of Love lui succède, toujours porté par la voix rocailleuse et lyrique de Blaine Harrison. Sous influences trip-hop des années 90, on est propulsé sur les toits d’un gratte-ciel, où l’amour et la liberté se croisent. On note notamment son refrain rêveur : « Set you free / You’re like a eagle / You’re like a vulture of love / Free / Into the sunset / Into the vortex of love » et son final triomphal au saxophone.

Le très house et urbain Us & I prend la relève, signe qu’il est temps de retourner sur le dancefloor. Le prochain morceau, le radio-friendly et électrique Give it Away s’accompagne des voix du duo franco-britannique Postaal : à la fois sensuel, catchy et rétro, le morceau s’avère comme une petite merveille pour les oreilles. C’est à partir de 15 Instead & Brown que les sonorités hip-hop prennent enfin du relief, mélangé avec quelques boucles électroniques. Mais c’est sans compter sur un des titres les plus sombres et R’n’B de cet opus, Feed the Ghost, tranchant bien avec l’ambiance dance rétro. Sous une ambiance jazzy et électrique, on y retrouve le canadien Black Atlass ou le londonien Blue Daisy en featurings. Whistle constitue comme la première partie d’une conclusion idéale pour cet album : commençant par une pop minimale, puis s’amplifie avec une mélodie très club house. Thomas Azier donne le souffle final du disque avec le varié et dansant Two Pills, hymne dansant noyé à la mélancolie.

Crédit : Ismael Moumin

Crédit : Ismael Moumin

On pourrait présenter ce nouvel album du duo comme une bande originale d’une mégalopole nocturne, cosmopolite et même imaginaire. Transpirant la danse, les années 90, l’amour et les relations, Chemicals est une belle expérience de la vie actuelle, à la fois éblouissante et fabuleuse.

A écouter absolument : Made for You – Drifted – Vortex of Love – Give it Away – Feed the Ghost

Retrouvez The Shoes en live : 

7 novembre – Lausanne – Metropop

14 novembre – Le Mans – Forum (Bebop Festival)

18 novembre – Paris – L’Olympia

20 novembre – Lille – L’Aéronef

21 novembre – Saint-Quentin – Le Splendid (Festival Picardie Mouv)

4 novembre – La Réunion – Electrodocks Festival

29 janvier – Toulouse – Le Bikini

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