[Review] Noir – Heymoonshaker

Heymoonshaker est de retour avec son premier album, NOIR !

Heymoonshaker ban en tête

Fruit de la rencontre entre Dave Crowe et Andy Balcon en Nouvelle-Zélande, Heymoonshaker est actuellement l’unique projet musical au monde à mélanger savamment l’art du beatbox et du blues. Véritables globes trotteurs, les deux anglais écument le monde depuis 2008, et, après nous avoir offert un EP, Shakerism en 2013, ils reviennent avec leur premier album NOIR sorti début Octobre.

Nouvellement acquis par le label français Dify Record, le duo a saisi l’occasion de mettre sur bande des morceaux écrits et travaillés à travers le monde depuis plus d’un an. Terre d’accueil et de soutien, la France est également une terre de coeur pour Heymoonshaker qui a posé ses valises dans le sud du pays le temps de l’enregistrement de ce premier album avec Joachim Olaya (Aufgang, Bachar Khalife) courant Juillet au studio Recall.

Notre écoute débute avec Find Myself a Home, titre particulièrement représentatif du duo qui ne prend pas le temps de se poser, parcourant incessamment le monde, la nécessité de partager leur musique étant plus importante que le reste. Et si ici, l’aspect beatbox / blues est semblable à ce que nous pouvions trouver à l’intérieur de Shakerism, l’album est loin de s’y cantonner, les deux titres suivants nous surprenant par la présence de violons, rompant ainsi avec l’EP qui nous faisait découvrir Heymoonshaker sous sa forme brute. On se laisse alors aller au gré du poignant Feel Love, les violons nous transportant complètement dans l’univers des deux anglais tandis que Take The Reins, qui est également le premier single issu de NOIR, nous entraîne dans un tourbillon mélancolique enjolivé par ces mêmes violons ainsi que la voix écorchée d’Andy Balcon. Quand au refrain, il s’insinuera dans nos veines telle une drogue, les paroles abordant la nécessité de tout quitter pour réaliser ses rêves s’ancrant dans nos esprits ébranlés.

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Mais Heymoonshaker n’en reste pas là, l’émotion transparaissant dans l’intégralité de l’opus qui promet de s’amplifier en live, chose que nous avons d’ailleurs pu constater lors de leur passage à La Cave Aux Poètes. Guidés par deux titres plus lents, Amandine et Lazy Eye, nous aurons même l’impression de voyager à travers le temps, less lignes classiques de guitare nous ramenant vers les racines du blues. Blues qui est loin de se faire oublier, des titres comme MF45, Best of My Love ou encore Streets of England en attestant, ce dernier proposant d’ailleurs un superbe solo de guitare ainsi qu’une voix travaillée. Quant à Weel In Motion, il n’est pas sans nous rappeler les compositions de l’Israélien, Asaf Avidan, qui, tout comme Heymoonshaker a toujours privilégier l’émotion. On appréciera tout autant le résolument rock Heavy Grip et sa guitare saturée et son riff accrocheur qui nous donnerons envie de voir le duo s’aventurer plus souvent sur cette pente, la voix de Dave Crowe se laissant notamment entendre entre les beats.

Enfin, nous ne pouvions clôturer ce review sans aborder la reprise de Slade subtilement glissée entre les compositions : Coz I Luv You. Et si nous connaissions notamment l’originale pour sa présence dans le film Velvet Goldmine (Todd Haynes), la version proposée par le duo ne la dénature en rien, la voix d’Andy et les beat de Dave se mariant dans un bel ensemble.

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