[Review] Griefjoy accouche en douceur de Godspeed

Les Insouciants ont été invités dans les studios Redbull pour découvrir en exclusivité le nouvel album de Griefjoy : Godspeed. Feedback.

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© Florent Reyne

Rendez-vous jeudi 17 mars aux studios de Redbull. Les membres du groupe se mélangent aux journalistes venus écouter  en exclusivité le nouvel opus (sortie le 22 avril). Les quatre garçons échangent avec plaisir quelques mots autour d’une bière, Redbull (bien sûr) et bonbons. Presque une surprise party… Mais retour aux choses sérieuses, Fanny, chargée de communication, nous invite à nous installer dans le studio pour une qualité de son optimale. C’est parti pour une heure d’electro poétique.

Au printemps 2014, après avoir épuisé toutes les possibilités du premier album, Griefjoy s’en va en Bretagne pour réfléchir à la suite. La suite ? Un second album dans lequel le but est de mettre en avant leur amour pour la musique electro. Le quatuor articulé autour de Guillaume Ferran, compositeur-chanteur, entouré de ses amis d’enfance Billy Sueiro, David Spinelli et Romain Chazaut, fait aussi le bilan du premier album au « son trop froid et aux structures trop compliquées » selon eux. Se voulant electro plus que pop, le quartet revient à Paris et s’enferme dans un studio dans lequel le groupe s’essaye à toutes les expérimentations possibles. Le résultat ? Un ovni musical à l’univers très personnel. Griefjoy ne cherche pas à plaire mais fait ce qu’il luit plait. Un son electro pur et mate qui contraste avec les textes de Sylvain Austran et la musicalité de Guillaume. Une mélodie synthétique et poétique.

Godspeed ?

Godspeed, c’est le nom de ce second album. C’est aussi le nom que voulait choisir la formation à la place de Griefjoy. Au final, l’idée est abandonnée pour ne pas copier Godspeed You ! Black Emperor. Le terme « Godspeed » est aussi généralement utilisé pour souhaiter à un être cher succès et sérénité… Ce que l’on ne manque pas de souhaiter à Griefjoy.

1. Hollygrounds

Le titre d’ouverture est un concentré de l’album. Un beau résumé… Un synopsis plutôt, car, bien sûr, on veut en entendre bien plus. « Une structure complexe, mais pas trop, et une puissance sonore parfaitement équilibrée avec la douceur mélancolique de la mélodie.»

2. Lights On

Pensé comme un single accessible au grand public et à la mélodie entêtante, Lights on réussit à atteindre son but. Nous toucher.

3. Why Wait

Démarrant sur la voix sublime et cristalline de Guillaume, Why Wait est dansant. Bien rythmé, la chanson tourne tout de même un peu en rond. Les « How would I know » répétés inlassablement sont un peu rébarbatifs. Une pause s’impose.

4. Into The Dream

La pause arrive avec Into The Dream, véritable pépite onirique de l’album. Le son psychédélique est en adéquation parfaite avec la voix de Guillaume toujours aussi limpide. Planant, le titre s’accorde même une pause dans la pause à 2 minutes 30… Puis ça repart !

5. Talk To Me

Le gros bémol de l’album. Le titre est trop répétitif et le son n’apporte pas grand chose. Passons vite à la suite !

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© Florent Reyne

6. Labyrinth

Voilà de quoi nous perdre mais dans le bon sens du terme ! Avec Labyrinth, Griefjoy nous emmène dans les méandres de l’électro et les variations vocales de Guillaume. Entre graves et aiguës, le chanteur offre une belle palette d’émotions à l’auditeur.

7. Virus

Le cœur bouillonnant de l’album. Virus, c’est LE morceau de l’album. Alors certes, sa ligne de basse grinçante ne plaira pas à tout le monde mais force est de constater que ce morceau a demandé un gros travail. Un travail mené admirablement. C’est le titre le plus lent du disque et pourtant c’est sûrement aussi le plus violent. Un paradoxe qui fait la force de ce Virus que l’on est prêt à choper. Pour sûr, le titre enverra du bois en live !

8. Scream Structure

C’est le titre préféré de la formation. Il monte en tensions tout doucement jusqu’à retomber finalement sur une bulle mélancolique au piano.

9. The Tide

Rien à dire. The Tide est carré, bien ficelé, efficace. Les refrains sont enivrants. Un beau titre à mettre à fond en soirée afin que les voisins débarquent pour entrer dans la danse.

10. Godspeed

Magnifique instrumental à la techno puissante. Un titre taillé pour le dancefloor.

11. Murmuration

Petit murmure, vraie caresse musicale, Murmuration c’est le pendant douceur de l’album.

12. You My Love

C’est la première fois que la répétition apporte quelque chose dans cet album : les « You My Love » insistants vont crescendo et explose avec la musique techno. Un bon titre pour planer et bouger.

13. Fool

Fool, chanson mélancolique par excellence, referme l’album. Tout y est : une voix d’ange, des beats techno, quelques notes de piano : de la douceur, de la musicalité dans un son brut mais réfléchi.

Martin Vienne

Nouvel album dans les bacs le 22 avril

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Retrouvez Griefjoy en live

16 avril – Printemps de Bourges (Rock’n’Beat Party)
4 juin – Paris – We Love Green

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