[Review] General Elektriks – To Be A Stranger

Un album renouant avec Good City For Dreamers !

General Elektriks une

Pas moins de cinq ans, c’est ce qu’il aura fallu à Hervé Salters avant de poindre de nouveau le bout de son nez avec General Elektriks. Et si le temps a pu paraître long pour certains, To Be A Stranger saura incontestablement rassurer les fans de la première heure.

Tout comme bien d’autres artistes avant lui tels que le regrété David Bowie et sa trilogie Low, Heroes, Lodger, Iggy Pop ou encore Depeche Mode, Hervé Salters s’est laissé influencé par Berlin où « l’art est omniprésent » selon lui, afin de nous offrir ce quatrième album. Entièrement écrit, arrangé et réalisé par Hervé, puis, mixé par Mike Cresswell avec qui il collabore depuis Good City For Dreamers (2009), To Be A Stranger a véritablement été pensé comme un ensemble de morceaux quasiment indissociables les uns des autres, une continuité s’établissant au fil de notre écoute, oscillant entre rythmes dansants et balades singulières.

Ce sont d’ailleurs ces rythmes particulièrement entraînants qui ouvrent ce nouvel opus, The Misunderstanding nous rapportant immédiatement à l’univers si particulier de General Elektriks, claviers et claps entraînants sans conteste l’auditeur, promettant un bel avenir pour une version live. S’en suivent les deux singles, Angle Boogie et Whisper To Me. Outre, leurs paroles entêtantes, les mélodies le sont tout autant et nous pouvons vous assurez que vous ne mettrez pas longtemps à vous déhancher, le second renouant parfaitement avec Good City For Dreamers (2009) et dont la fin n’est pas sans nous rappeler le pont instrumental du désormais reconnu Raid The Radio. On appréciera aussi les percussions donnant l’impression d’entendre des gouttes d’eau tomber et un jeu constant de relance entre effet de balade et rythmes entrainants souvent aidés par des effets de voix originaux.

Avec un tel intitulé, ce disque ne pouvait évidemment pas nous laisser indifférent à la thématique du voyage qui transparaît à plusieurs reprises, n’étant pas sans nous rappeler le fait qu’Hervé lui-même se considère comme un étranger, voguant d’un pays à l’autre depuis maintenant 15 ans. En atteste le morceau aux airs de balade mélancolique, Migration Feathers sur lequel nous apprécieront grandement l’apparition de violons qui nous rappellent le superbe Hardship is Over présent sur Parker Street (2011), mais aussi The Man Who Unraveled, où, en véritable compteur, Hervé Salters décrit l’histoire d’un homme dont les lignes de la main s’effacent jusqu’à ce qu’il devienne complètement transparent à la vue des autres, le tout, inspiré d’une anecdote personnelle du chanteur, ses empruntes de doigts s’effaçant. Et si la mélodie à l’allure étrange pourrait s’apparenter à l’univers du duo français Air, The Man Who Unraveled nous laisse parfaitement imaginer le scénario de cette histoire.

Nous retiendrons également Magnets et sa ligne de basse proéminente sur laquelle viendront s’inscrire une ligne de clavier semblable à des cuivres et des choeurs à bases de « oh oh oh oh« , nous menant vers ce que nous apprécions le plus dans la composition d’Hervé Salters. Built By The People nous permet quant à elle de poursuivre dans la construction de ces mélodies similaires à celles de Good City For Dreamers et auxquelles viennent s’ajouter avec merveille ces touches de violions que nous avions tant appris à apprécier à l’époque. Dans cette optique, on retiendra notamment It’s What You Took et ses murmures à la prononciation du titre tandis que la musique nous propose une mélodie slow entre piano et pincés à la guitare se rapprochant d’un jazz. Cet air de tranquillité ne durera cependant qu’une minute douze avant que New Day Breaking nous entraîne vers un air bien plus électronique aux sonorités originales tout en correspondant à l’univers de General Elektriks.

Véritable coup de coeur, Waltz #2 clôt To Be A Stranger sur une dernière valse introduite par des sonorités classiques qui la rende particulièrement mélancolique sans être assommante pour autant. Bercés par la voix du chanteur soutenue par ces claviers et ces violons, on apprécie également le pont musical sur lequel viennent se greffer des cuivres, nous faisant regretter de ne plus avoir de quoi poursuivre notre écoute.

Ainsi, To Be A Stranger s’inscrit dans la lignée directe de son grand frère, Good City For Dreamers avec lequel il peut fusionner à la perfection, l’agencement du set actuel de General Elektriks le montrant à merveille.

 

RETROUVEZ GENERAL ELEKTRIK EN CONCERT :

13 Avril : Le Bikini, Ramonville St Agne
14 Avril : CCM John Lennon, Limoges
15 Avril : Le Printemps de Bourges, Bourges
16 Avril : Festival Mythos, Rennes
19 Mai : Paul B, Massy
20 Mai : EMB, Sannois
25 Mai : Le Chabada, Angers
26 Mai : La Nef, Angoulême
27 Mai : Atabal, Biarritz
28 Mai : La Clef, St Germain en Laye
31 Mai : Théâtre, Arras
04 Juin : Festival Europavox, Clermont-Ferrand
01 Juillet : Festival Au Foin de la Rue, Saint Denis de Gastines
30 Juillet : Festival les Escales, St Nazaire
29 Novembre : L’Olympia, Paris

 

 

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