[Review] Catfish and The Bottlemen – The Ride

Une recette presque inchangée et décevante.

Artwork de "The Ride" - facebook.com/catfishandthebottlemen

Artwork de « The Ride » – facebook.com/catfishandthebottlemen

Depuis la sortie de leur premier album il y a presque deux ans, Van McCann et sa bande ont non seulement démontré qu’ils sont plus qu’un simple phénomène indie-rock tel qu’on peut en apercevoir souvent dans le paysage musical anglais ; mais également qu’ils sont de véritables bêtes de scène, à travers des lives rugueux et forts. D’où cette adoption désormais chérie par un public prêt à amener le quatuor jusqu’au sommet. Tournée triomphale, Brit Award de la révélation britannique, disque d’or pour The Balcony : le point de départ vers une ascension fulgurante ?

Press shoot - facebook.com/catfishandthebottlemen

Press shot – facebook.com/catfishandthebottlemen

C’est là où débarque The Ride, deuxième album studio de la formation originaire de Llandudno. Sa conception s’est donc faite sur la route et en studio, sous la houlette de Dave Sardy (Oasis) entre deux séries de dates. Le second opus est souvent synonyme du « ça passe ou ça casse » pour des groupes attendus au tournant après un premier effort ayant bien marché. Et si vous vous attendiez à un renouvellement musical de leur part, il faudra attendre.

The Ride est cependant moins tubesque que son prédécesseur : difficile de sentir les titres potentiels, même si quelques-uns réussissent à tirer leur épingle du jeu. Outre l’ouverture (7) et la fermeture (Outside), aux détails plus mélancoliques et aux productions parfaitement maîtrisées, nous sommes alors entraînés dans une succession de hauts et de bas : ça s’entend que le groupe a décidé de jouer la carte de la sécurité. Hélas un peu trop. Déjà, Soundcheck, présenté comme le lead-single, ne nous avait pas vraiment convaincus. Glasgow supplante avec ses airs acoustiques. Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Ah si, Hourglass. Passé les défauts, trois titres ont également attiré notre attention : Postpone est un poil plus punchy et intéressant que l’ensemble de l’opus. Quant à Emily, elle est certes courte sur la durée, mais s’avère bien efficace côté rythme, tout comme l’entêtante Red.

Notons que Catfish and The Bottlemen n’ont pas vendu leur âme au diable pour nous proposer une autre facette opposé dès un second album. Ce dernier est la continuité du premier, en gardant cette patte musicale bien à eux. Et la lassitude se ressent, malheureusement. Toujours aussi rock teen rappelant bien les 00’s, The Ride souffre d’un vrai manque d’évolution musicale au fil des écoutes. Même certaines pistes intéressantes sauveront peu les meubles de cet opus mitigé et peu inspiré. Cela n’empêchera pas les gallois de poursuivre leur petit chemin pour devenir un nouveau pilier du rock UK : certaines dates anglaises et nord-américaines à venir affichent à ce jour soldout.

A écouter : 7 – Postpone – Emily – Red – Outside

 

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