[Review] Benjamin Francis Leftwich – After The Rain

La beauté est souvent synonyme de simplicité. 

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Les derniers mots d’un certain Vincent Van Gogh le prouvent : « The sadness will last forever » (« La tristesse durera toujours« ). Ce genre d’émotion se retrouve facilement sur l’apaisant et intrépide second album du britannique, ce dernier ayant eu une genèse délicate dans la vie du songwriter.

Confirmant ainsi son talent et sa créativité pour créer des pièces épurées possédant des âmes ou des expériences, la mort de son père il y a trois ans a conduit Benjamin dans une période de doutes et d’erreurs. Ce qui le poussa à voyager jusqu’en Australie pour trouver du soutien auprès de sa famille et de faire une pause, loin de la musique. La piste d’ouverture, Tilikum, le remettra sur le chemin du travail. Cette dernière donne le caractère de cet opus, évoquant alors la paix retrouvée après la tempête et le deuil. Et musicalement, il reprend là où il s’est arrêté, cinq ans auparavant avec Last Smoke Before The Snowstorm.

D’où cet artwork, entre mer et terre, et cette folk se détachant d’un débit sans relâche : un déchainement délicat de vagues est sans doute à prévoir. C’est juste une image, soyons clairs. Mais penchons-nous sur ses influences, toujours aussi nombreuses. Ces dernières s’affranchit d’une tournure plus pop. Et à travers ce voyage, bon nombre d’arrêts et de titres inspirants s’ouvrent à nous, auditeurs curieux, où Some Other Arms émerveille avec sa vibe R’n’B, Mayfiles et sa pop sensible ou She Will Sing, mélodie aux mille sensations et couleurs.

Les arrangements sont chargés, s’enchaînent facilement et Charlie Andrew – Alt-J, Marika Hackman – livre un travail de production fastidieux, permettant de faire sonner cet ensemble le plus clair possible, tout en conservant ce côté brut. L’un de nos passages favoris sont les émotionnelles Cocaine Doll ou Just Breathe, montrant la puissance du combo de la voix de Benjamin et des textes. L’écriture est d’ailleurs au centre de ce travail, cet outil que ce dernier taille tel un artisan sincère : intégrant les épreuves traversés, il réussit à dégoter des paroles sensibles : « I don’t wanna talk about it, afraid of what I’m gonna do » pour Mayfiles par exemple.

Vous l’aurez compris, Leftwich fait toujours du Leftwich, en ajoutant une nouvelle palette musicale à son bagage. C’est bien le genre de bande-son fait pour un long trajet pluvieux en train, ou juste pour obtenir un soupçon de sérénité, tout en mêlant le sentiment de la mélancolie pesante, régnant sur nos vies. Et puis c’est pas si mal que ça.

A écouter : Some Other Arms – Cocaine Doll – Summer – Mayfiles – Frozen Moor

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