[Review] Fishbach – A ta merci

La nouvelle voix de la chanson française, It’s her. 

Artwork de "A ta merci"

Artwork de « A ta merci »

Chanceux d’avoir assisté aux premiers pas solo de l’ardennaise il y a trois années en arrière, le tant attendu premier album de Fishbach arrive dans les bacs ce 27 janvier. Un long format qui ne laisse pas de marbre, cela étant.

Au premier contact auditif, on note notamment le son spatial et la production bien léchée. Ce qui rend l’écoute passionnante et vaporeux. De ces douze titres proposés dans A Ta Merci, ce qu’il dégage le plus souvent chez la songwriteuse-interprète, c’est sa patte romantico-gothico-kitsch en langue française. Un croisement allant de la poésie sentimentale du XIXème – Arthur Rimbaud, Théophile Gautier – à la pop française des eighites – Rose Laurens ou Niagara – en passant par La Famille Adams.

Empreignée musicalement de boîtes à rythmes, basses fascinantes, rythmes ténébreux, futuristes, groovy et synthpop FM proche des new romantics, Flora Fischbach – son état au civil – donne une atmosphère différente à la pop actuelle. Ce tempo au caractère nostalgique est donné dès la première piste dans le cadre une ouverture d’album tubesque. Y Crois-Tu ? ressemble bien à ce tube idéal afin de décoincer la radio FM prisonnière entre le retour du dancehall et un paysage musical populaire souvent contesté. Ce qu’on n’avait pas constaté jusqu’à maintenant, c’est que l’esprit de Mylène Farmer période Libertine sommeille également en Fishbach. Aussi bien vocalement que musicalement, les synthés et le chant en mode drama queen des enfers sont délicatement exécutés, en plus d’obtenir une production 80’s FM agréable.

Press shot

Press shot

Parlons-en de cette prod’ taillée, de ces claviers qui dégoulinent, de cette sublime basse qui implose, de cette vibrante boite à rythme : l’ensemble de cet album frôle la collection de hits sur hits. Qu’en soit en 1988 ou en 2017, même combat : la folle Eternité respire le fantôme d’Indochine, Un Autre Que Moi conjugue rythme catchy et texte inspiré des attentats et On me dit tu invoque les forces maléfiques sous une mélodie disco. La conclusion de l’album, soit Le Meilleur de la Fête et A Ta Merci, nous laisse un petit goût amer à une lecture pourtant positivement entamée. Mais ceci n’est que détail, Fishbach honore ses racines avec des sons ensorcelants, réveillant les esprits kitschissmes à épaulettes.

A écouter : Ma Voie Lactée – Y Crois-Tu – Eternité – Un Autre Que Moi – On Me Dit Tu – Mortel

 

 

 

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