[Review] Maggie Rogers – Now That The Light Is Fading

La nouvelle reine de l’indie pop-folk est là.

Press shot – Universal Music Group

Tout a commencé l’année dernière. L’université new-yorkaise Clive Davis Institute organise une masterclass de Phrarell Williams pour les étudiant(e)s en musique. Parmi ces élèves, une d’entre eux se distingue largement : Maggie Rogers. Son titre – qui deviendra viral par la suite – Alaska attire énormément l’attention du producteur et musicien. Grâce à ce coup de pouce, elle est propulsée vers la hype des Internets, devient une des artistes à suivre et empoche l’attention des mélomanes. Ce qu’on aime chez Maggie Rogers, c’est le mélange des cultures musicales : elle grandit dans le Maryland, découvre la soul et le classique, dévore Vivaldi et Joan Baez, joue de la harpe dès ses sept ans, ajoute le piano et le banjo dans son arc, commence à écrire et à sortir des albums auto-produits sur son Bandcamp. Elle s’exile à Paris pendant une année pour raisons estudiantines, découvre l’électro, avant de revenir à New York. Un melting pot qu’on ressent parfaitement à l’écoute de son premier « véritable » EP, Now That The Light Is Fading, concentré de pop-électro-folk conjuguée pour être appréciée d’une façon nomade et flexible : ville comme campagne, jour comme nuit.

Et puis, faut l’avouer : cet EP va devenir un de nos classiques. Pourquoi ? Pas seulement parce que la plupart des titres présents sont des tubes en puissance, on est clairement dans un ascenseur émotionnel pendant un bon quart d’heure. On passe facilement de la douceur à cappella de Color Song, ritournelle entre la voix de Maggie et le chant des oiseaux, aux mélodies folkelectronica captivantes d’Alaska invitant au voyage, voire à marquer un nouveau départ dans sa vie. Puis on enchaîne avec les transcendantes On + Off et Dog Years, évoquant les relations affectives et amoureuses réunies en un seul bloc, la bienveillance envers soi et les autres, le « que vais-je devenir dans quelques temps ? ». D’un point de vue visuel, l’empowerment women est mise en avant dans ses clips, d’abord avec la présence exclusive des femmes brisant les règles du genre, soit en jouant aux cartes ou en dansant, appelant à effectuer ce qu’il nous plaît sans être critiquée.

Better clôture cette écoute comme elle avait commencé, soit une track mélodieuse parlant de la différence entre le Maryland et la vie new-yorkaise de la songwriteuse. Maggie Rogers se livre, en meneuse sincère de l’existence, une vision différente du monde en cinq titres, avec une focalisation vers l’empowerment des femmes et le bilan du parcours encouru. On attend la suite de ses aventures avec impatience.

À écouter : Alaska – On + Off – Dog Years

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