[Live Report] Festival des Bellovaques, le 27 mai 2017

Il aurait pu s’appeler « festival de Poudlard » ou encore « festival de la voie 9 3/4 » puisqu’il a été fondé par l’association L’Ordre du Phénix et a été organisé, en particulier, par Rudy, patron du bar Le Chaudron Baveur. Mais l’événement n’avait pas pour objectif d’honorer des sorciers bien connus. Implanté à Beauvais (Oise), le festival, portant le nom des fondateurs de la ville, se fait remarquer depuis trois ans pour sa tendance rock’n’roll. Cette année, les guitares électriques ont résonné dans le parc de St Quentin, à quelques pas du centre-ville beauvaisien. Deux scènes, un temps estival, et, surtout, une programmation alléchante…

DSC_0455 (c) Photo : Juliette Poulain / Les Wampas

Les Insouciants ont assisté à trois des concerts du samedi soir

et vous racontent tout, de la première goutte de bière au dernier riff…

DSC_1561(c) Photo : Juliette Poulain / We Are Waves

Quelques accords électriques teintés de synthés et autres gimmicks électroniques se font entendre. Quatre jeunes hommes s’agitent sur la scène, tandis que les derniers techniciens s’éclipsent en coulisses. Ainsi commence le show de We Are Waves. Fraîchement importé d’Italie, le quatuor se jetait dans le grand bain à la conquête du public français pour la première fois. Et ce fut une réussite ! Les rockeurs italiens ont proposé un set puissant et énergique, parcourant leurs deux albums, Labiles (2014) et Promises (2015). De Emptiness Behind The Walls à 1982, en passant par la savoureuse mélodie de Lovers Loners Losers, ou encore l’excellent et envoûtant Monochrome, morceau électronique de qualité, Viax, Cisa, Mene et Adriano ont montré ce dont ils étaient capables. Leurs influences ne sont pas anodines, que ce soit Joy Division, Depeche Mode, Gesaffelstein ou encore The Cure, dont ils ont repris le célèbre morceau A Forest pour clôturer leur concert. Cependant, bien qu’ils soient nourris par la new wave, la musique post-punk et electro, WAW a su fonder sa propre identité et se démarquer. Ce soir-là, à travers leur performance live, les italiens ont véritablement séduit leur premier public français.

DSC_1621(c) Photo : Juliette Poulain / Toybloïd

Alors que les balances commencent seulement, des fans arborant des t-shirts Toybloïd sont déjà agrippés aux barrières. Pas de doute, le trio parisien est l’un des groupes les plus attendus de la soirée. Arpentant salles de concert et festivals à échelle variable (de la Maroquinerie au Stade de France, en passant par le festival de Poupet) depuis 10 ans, les nanas rock’n’roll que sont Lou (chant et guitare) et Madeleine (guitare et basse) tiennent les rênes de l’aventure. Malgré les quelques changements récents de musiciens, le groupe semble avoir retrouvé de la stabilité grâce à leur nouveau batteur, Greg. Les lumières jaillissent, et les premières notes de guitares électriques accompagnées du rythme particulièrement vif composant Take A Ride donnent l’avant-goût d’un show qui promet d’être explosif. Le public ne sera pas déçu. Toybloïd nous a concocté une setlist digne de leur parcours musical, à mi-chemin entre rock’n’roll et punk, avec quelques soupçons de pop. Au gré des morceaux, la foule se fait de plus en plus dense. De Stuck In A Boring City à If You Dare, en passant par leur morceau phare Turn Me On, jusqu’à l’entraînant rappel suscité par Rock’n’Roll, le trio se déchaîne, emportant un public conquis par des riffs intenses. Accrochée à son micro, Lou n’a pas hésité à se jeter dans le public, sans crainte, pour traverser une mer de bras. De retour sur scène, elle s’exclame : « Hé les gars, vous avez arraché ma culotte ! » En guise de riposte, le public hystérique se met à hurler de joie. Toybloïd est bien la preuve que des groupes français sont encore capables de raviver la flamme du rock’n’roll.

DSC_0290(c) Photo : Juliette Poulain / Les Wampas

Doit-on vraiment présenter Les Wampas ? se demandaient les organisateurs de la Grange A Musique (Creil, Oise) qui les a accueillis en février dernier pour la sortie de leur nouvel album Evangélisti. En ce soir de mai, le nom du groupe punk est inscrit en-haut de l’affiche du festival. Il n’est donc pas étonnant que la foule se soit précipitée devant la grande scène pour les acclamer. Les premières notes des Ravers de Spezet retentissent, quelques retardataires accourent. Déjà, les fans se bousculent en riant, ils dansent, la bière gicle, la sueur coule et Didier saute partout avec sa guitare électrique tandis que le jeune Florian affiche un sourire franc, Nico donne le rythme, Tony assure la guitare et Jean-Mi gère la basse. Sur les routes depuis une trentaine d’années, Les Wampas ont acquis une certaine notoriété, d’où les morceaux phares tant attendus en live tels que Rimini, Manu Chao, Les Bottes Rouges ou encore l’éternel Ce Soir, C’est Noël – véritable déclencheur de pogos. Mais ces rockeurs français savent concilier leurs grands classiques avec leurs chansons plus récentes comme l’agréable Patricia – qui fume des cigares dans les halls de gare – ou les merveilleuses Fesses des Belges. Le contact avec les festivaliers fait également partie des points forts du groupe, Didier profite donc du public réceptif et très enthousiaste pour prendre plusieurs bains de foule – debout, assis, allongé, tête la première, avec chaise, micro, guitare électrique. Puis, toutes les femmes sont invitées à monter sur scène pour profiter de la sueur du Roi et sa Cour et reprendre en choeur le refrain de Petite Fille. Le concert se clôt sur le traditionnel – vous savez, « Didier Wampas est le roi, Didier Wampas est le roi ! » Bref, une heure et demi de bonne humeur, de bonheur, d’humour et d’amour.

DSC_0457(c) Photo : Juliette Poulain / Les Wampas

Retrouvez toutes les photos et infos concernant le festival des Bellovaques

sur leur site et sur Facebook !

(c) Photos : Juliette Poulain pour Les Insouciants
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2 réflexions sur “[Live Report] Festival des Bellovaques, le 27 mai 2017

  1. Bonjour, mon fils est monté sur scène lors de « ce soir c’est Noël ». Auriez vous une photo ou film de ce moment. Je vous en remercie d’avance.

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