[Interview] La recette secrète de We Are Waves

Nous les avons découverts sur scène, au festival des Bellovaques en mai dernier, et ils nous ont tapés à l’oreille… Entre new wave et electro, sans pour autant négliger leurs ressources rock’n’roll, le quatuor italien We Are Waves a accepté de nous en dire plus sur leur recette secrète comme sur leur ressenti concernant leur premier concert français…

DSC_1533(c) Photo : Juliette Poulain

Les Insouciants – Nous vous avons découverts sur scène lors du festival Les Bellovaques (Beauvais, Oise). Nous vous remercions pour ce show incroyable ! Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ?

We Are Waves – Merci d’être venue nous voir aux Bellovaques ! Nous sommes un groupe de post-punk, né il y a 5 ans. Nous sommes de grands fans de la new wave des années 1980, mais nous sommes aussi influencés par la musique électronique moderne.

Les Insouciants – Il n’est pas habituel de croiser des groupes de rock italiens en France, surtout dans un jeune festival tel que Les Bellovaques. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la place qu’occupe le rock’n’roll en Italie ?

WAW – L’Italie a une super scène rock et alternative, il existe beaucoup de clubs et festivals où l’on peut écouter des groupes de qualité. Notre ville, Turin, est un bon exemple, avec une impressionnante culture musicale, surtout concernant l’electro. La plupart des groupes italiens préfèrent chanter en italien parce que ça les rapproche de la sensibilité du public, mais on peut aussi trouver des groupes qui chantent en anglais et qui tournent en Europe, voire dans le monde.

Les Insouciants – Nous avons lu sur votre site que vous aviez atteint une certaine notoriété en Italie, juste après la sortie de votre premier album, Labile, en 2014. Comment expliquez-vous ce succès ? Qu’est-ce qui plaît aux gens dans votre musique ?

WAW – Ça a commencé dans l’ombre de la dark wave, qui est très vivante en Italie. Avec Promises (leur second album, sorti en 2015 – ndlr), les choses ont commencé à bouger et la scène indie/alternative a commencé à s’intéresser à nous. Nous tentons de créer quelque chose d’original et c’est probablement la clé de notre petit succès. Le problème avec la plupart des groupes de dark/new wave, c’est leur manque de personnalité. Ils pensent vraiment vivre comme en 1985 et utilisent exactement la même attitude, le même look et les mêmes sons qu’il y a 30 ans. Nous n’aimons pas ça, nous essayons donc d’aller plus loin et d’apporter d’autres types d’influences à notre musique. L’autre chose qui est très importante, c’est la communion avec le public lors de nos concerts. En 3 ans, nous avons créé quelque chose qui ressemblerait plus à une famille qu’à une « fanbase ».

DSC_1565(c) Photo : Juliette Poulain

Les Insouciants – C’était la première fois que vous jouiez en France, le 27 mai dernier aux Bellovaques. A quoi vous attendiez-vous ? Comment vous sentiez-vous avant le concert ?

WAW – Nous avons été ravis de jouer aux Bellovaques ! Jouer pour la première fois dans un pays étranger, c’est toujours quelque chose d’excitant, et nous avons toujours voulu jouer en France. Avant le concert, l’atmosphère était très cool et détendue grâce à la gentillesse et la politesse du staff. Pas de tension, pas de stress, pas de contrepartie, juste le plaisir de jouer.

Les Insouciants – Nous avons beaucoup apprécié votre concert, mais nous n’étions pas les seuls… Il y avait énormément de personnes face à vous, et elles souriaient, dansaient, prenaient du plaisir à vous écouter. Vous avez vraiment capté l’attention du public français ! Après votre spectacle, nous avons parlé à certains d’entre eux et ils ont tous confirmé que vous aviez assuré. Alors quel souvenir gardez-vous de ce concert ?

WAW – La gentillesse du public français et la superbe lumière du ciel, très touchante, pendant notre show…

DSC_1563(c) Photo : Juliette Poulain

Les Insouciants – Avez-vous prévu de nouvelles dates en France ?

WAW – Pas pour le moment. Nous espérons vraiment revenir bientôt. Peut-être pour le prochain album…

Les Insouciants – Vous avez clôturé votre show avec une reprise electro de A Forest, une chanson écrite et composée par The Cure. Certains de vos morceaux sont vraiment inspirés par la new wave, la cold wave et la musique post-punk. Parfois, la voix de Viax ressemble à celle de Ian Curtis (chanteur de Joy Division) ou de Dave Gahan (chanteur de Depeche Mode). Expliquez-nous d’où viennent ces influences. 

WAW – Elles viennent naturellement, notre chanteur a toujours été fasciné par les artistes des années 1980. Il a donc un timbre de voix qui s’inspire de ce genre. Bien sûr, après que nous ayons décidé d’aller plus loin dans ce genre de musique, il a beaucoup travaillé pour l’améliorer et la rendre plus singulière.

DSC_1527(c) Photo : Juliette Poulain

Les Insouciants – Vous avez prouvé que jouer du synthé en 2017 n’était pas quelque chose de ridicule ! Au contre, vous mixez ces sonorités avec du rock’n’roll et des gimmicks électroniques. Est-ce la recette secrète de We Are Waves ?

WAW – Oui, c’est l’un des trucs qui nous importe le plus. Nous adorons mélanger la cold, les sons électroniques avec l’attitude chaleureuse et humaine du rock. De toute façon, ce n’est pas un truc du passé, c’est peut-être un truc du futur, mais surtout, c’est, sans aucun doute, le présent. S’il y a quelque chose d’un peu démodé, aujourd’hui, ce sont les guitares. Si vous écoutez les productions de ces dernières années, dans n’importe quel genre, vous trouverez des boîtes à rythme, des lignes de basse et des synthés aux sonorités cold wave. Pensons, par exemple, aux dernières productions d’artistes comme The XX ou Anohni, ou à des productions plus modernes telles que la trap ou la pop.

DSC_1547(c) Photo : Juliette Poulain

Les Insouciants – Revenons sur le festival des Bellovaques. Qu’en avez-vous pensé ?

WAW – Le festival était génial. Tous les gens avec qui nous avons travaillé étaient polis et professionnels. La scène était parfaite et la foule super ! On s’est sentis chez nous et avons passé du bon temps après le concert. C’est la chose la plus importante pour un groupe. Alors soyez-en sûrs : on vous garde dans nos coeurs !

Les Insouciants – Après votre show, avez-vous assisté à d’autres concerts ? Avez-vous rencontré les autres artistes présents au festival ?

WAW – Nous avons apprécié le live de nos amis belges, From Kissing. Nous avons beaucoup joué avec eux, nous sommes de très bons amis. Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de voir d’autres groupes… Mais j’ai quand même jeté un coup d’oeil au dernier concert (Les Wampas – ndlr). Je pense que c’était un groupe ou un chanteur punk historique, qui a 50 ans ou plus, mais c’était complètement dingue ! Je l’ai vraiment apprécié !

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Écoutez We Are Waves sur Youtube – DeezerSpotifySoundcloud !

Propos recueillis par Juliette Poulain

Special thanks to Mr X. Cadet

(c) Toutes les photos : Juliette Poulain pour Les Insouciants

 

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