MAIN SQUARE EDITION 2017

Retour sur la treizième édition du Main Square Festival ! 

Prêt à en découdre avec la météo, les festivaliers sont venus en masse profiter de la programmation quatre étoiles du Main Square Festival qui a même battu son record d’affluence 125 000 spectateurs sur les trois jours. Finalement, jolie surprise pour eux, ainsi que pour nous, le beau temps était au rendez-vous tout comme l’ambiance. Et ça, on vous en parle juste en dessous!

Un premier jour embrasé par le rock !

Vendredi, c’est avec grand plaisir que nous avons retrouvé le chemin de la Citadelle d’Arras, pour cette treizième édition résolument rock. Pour nous, direction la Green Room sous un temps bien plus clément qu’annoncé, afin de découvrir North Rain, l’un des lauréats du tremplin que nous vous présentions courant Mai. Visiblement venus avec leur fan club et des t-shirt à l’effigie du groupe, les arrageois ont ouvert les festivités avec des morceaux énergiques et survoltés qui n’ont pas manqué de décider les premiers arrivant à se déhancher. On leur reprochera juste l’air effacé du bassiste et quelques titres donnant une impression de déjà vu. Ce qui, nous pouvons l’assurer, n’empêchera pas North Rain de trouver son chemin !

North Rain sur la Green Room, © Les Insouciants

Une heure plus tard, c’est au tour de THE NOFACE de se lancer sur cette même scène. Malgré une légère bruine, c’est un véritable rayon de soleil du nom d’Oma Jali qui a illuminé le Main Square. Encore peu connu du grand public, le groupe dont le premier titre I Am Over You a été dévoilé il y a seulement quelques mois a fait sensation à la fois sur scène et dans le coeur des festivaliers qui ont même joué le jeu jusqu’au bout en revêtant des masques similaires à ceux des musiciens.

Sur scène, c’est une véritable tigresse qui s’est emparée de la scène, entérinant tout reste de Skip The Use, et surtout un Mat Bastard remplacé au pied levé. Avec cette voix puissante et une prestance scénique fougueuse voire sensuelle, Oma Jali nous bluff complètement, notamment sur Transe où nous l’avons senti lâcher les chevaux. Mention spéciale pour Change, ainsi que Time, même si nous n’avons pas eu l’occasion de l’entendre cette fois alors que nous l’avions découverte lors des Nuits de Makala courant avril. Malheureusement, devant enchaîner avec Frank Carter & The Rattlesnakes sur la Main Stage, impossible pour nous de rester plus longtemps, et ce, malgré une ambiance enflammée incluant des circle pit et des titres promettant un premier album furieux et dansant intitulé Chapter One qui sortira le 29 septembre prochain. C’est également avec regret que nous avons manqué leur nouveau single, Mermaid Chant sorti le même jour ainsi qu’un titre en français : À me rendre folle. Le rendez-vous est donc pris en fin de mois à la Fête du Cognac pour vous en dire un peu plus !

THE NOFACE sur la Green Room, © Les Insouciants

Pas de répit avec l’entrée en scène de Frank Carter & the Rattlesnakes sur la Main Stage. À peine arrivé sous la clameur d’un public brûlant d’envie de se défouler, le groupe a offert un véritable show à toute la citadelle, échauffant les fans de System of a Down et Biffy Clyro bien avant l’heure. Il n’aura d’ailleurs pas fallu plus de trois morceaux à Frank Carter et ses nombreux tatouages avant de se jeter dans le public pour un majestueux bain de foule dont nous saurons nous souvenirs longtemps après le festival. Entre airs résolument rock et un chanteur enfiévré, inutile de dire que c’est avec un plaisir non feint que nous avons tendu une oreille attentive au set convainquant de ce groupe dont on ne manquera pas de vous reparler dès que possible ! À ajouter d’urgence dans vos playlist ! 

Frank Carter and The Rattlesnakes, © Les Insouciants

Comme pour leur précédent opus, Opposites (2013), les écossais de Biffy Clyro sont de nouveau venus poser leurs valises à Arras afin de présenter leur nouvel album, Ellipsis (2016). Et si nous les avions découvert ici même lors de leur dernier passage, c’est avec grand plaisir que nous les avons retrouvé pour une heure de live regroupant anciens et nouveaux titres dont Wolves of Winter, Biblical, Black ChandelierRe-Arrange ou encore le dansant Animal Style.

Histoire de clôturer notre soirée sur une bonne note, nous avons profité de System of a Down pour fredonner ces airs qui ont suivi notre adolescence tels que Aerials, Chop Suey !, Lonely Day ou encore Toxicity. Sachant que l’ambiance était au beau fixe sur la Green Room, on aurait voulu un public plus entreprenant sur la Main Stage afin de nous remémorer ce Rock En Seine 2013 gravé dans nos mémoires et qui n’aura malheureusement pas été égalé.

Biffy Clyro sur la Main Stage, © Les Insouciants

RETROUVEZ TOUTES NOS PHOTOS DU VENDREDI !

       Samedi ensoleillé, samedi rythmé, samedi parfait! 

Cette jolie journée remplie d’univers musicaux différents commence pour nous sur les notes électriques et saturées des deux jeunes frères qui composent The G. Tombés dans le rock des années 70 étant petits, ils nous proposent à leurs jeunes âges une musique digne de cette époque. Et quelle n’est pas notre surprise lorsque l’on apprend qu’ils sont Corses alors que nous étions persuadé de faire face à des jeunes londoniens ayant grandis dans les quartiers Punks de la capitale. Ici pour remplacer le groupe Kaleo qui a annulé son passage pour raison médicale, les deux frangins, dénommés Fiu et LuiG, ne se sont en aucun cas démontés et ont su mettre le feu à l’imposante Main Stage. Vous pouvez retrouver leur premier album Straight sur BandCamp.

THE G

The G sur la Main Stage, © Les Insouciants

On continue au même endroit avec Talisco, un groupe que vous avez forcément déjà entendu. Non ? Mais si, vous avez sans doute déjà entendu The Keys, Your Wish ou encore Follow Me, des chansons illustrant parfaitement les pubs d’une agence téléphonique, d’un site de vente de vêtements en ligne ou encore du festival Solidays. Elles sont toutes les trois sorties en 2014 sur l’album électro-folk Run.

On connait donc la qualité de leurs chansons, qui n’ont pas de mal à entrer dans la tête pour ne plus en sortir. Mais éloignons nous du petit écran… En live, la magie opère, les trois musiciens sont fous de joie et ça se voit ! Ils transmettent une énergie plus que positive, enchaînant leurs titres avec fougue et emmenant le public dans leur univers. La voix du bordelais Jérôme Armandi est un pur plaisir à écouter. Entre les titres sur lesquels tout le monde fredonne ou chante à tue-tête, on découvre ceux de leur tout nouvel album Capitol Vision. Petite (ou grosse) préférence pour le titre Stay, où le chanteur troque sa guitare électrique pour une folk. Un énorme coup de cœur pour la rédac’ qui vous invite donc à éteindre la télé pour mieux les réécouter en live si vous en avez l’occasion!

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Talisco sur la Main Stage, © Les Insouciants

Pour poursuivre l’après midi, on a pu se déhancher avec les américains de Cage the Elephant qui, fidèles à leur réputation, ont réussi à séduire tout le monde grâce à leur son pop et rafraîchissant. La jolie Jain a ensuite pris rapidement ses marques sur la Main Stage avec son pad et sa bonne humeur. Teintée de musique du monde et de pop actuelle, elle a fait bouger tous les festivaliers aux sons des percussions. En passant par les célèbres Come, Makeba – musique à la gloire de Miriam Makeba – ou encore par nos titres favoris Heads Up et Mr Johnson, toutes sur son album Zanaka sorti en 2015, la toulousaine qui a beaucoup voyagé a clairement su capter l’essence même des festivals pour faire de sa prestation une fête. Accompagnée de ses musiciens, elle reprend même des pas de danse avec la foule et lance quelques blagues entre les titres. Que fallait-il de plus pour que tous les visages affichent un sourire ? En bref un petit bout du soleil africain s’est déchaîné sur la Citadelle d’Arras et nous a fait un bien fou.

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Jain sur la Main Stage, © Les Insouciants

Retour à la Green Room où Rag’n Bone Man a su figer la foule qui s’était rassemblée pour lui. Une voix blues et rauque s’est mise à raisonner dans l’immense Citadelle et le public n’hésitera pas à se joindre à lui en chantant sur Human et Skin. Un beau moment de partage avec un grand monsieur à la voix puissante. Rappelons que le bluesman cartonne avec son album Human depuis ce début d’année 2017 et après ce live, on ne peut que lui tirer notre chapeau. Changement d’ambiance quand Vald débarque sur scène. Avec son album Agartha, on le retrouve plus déchaîné que jamais. Accompagné de Suiko Blaz’ad pour les back, il a complètement retourné la Green Room avec ses titres les plus connus tels que BonjourSelfie, Ecaille, Si J’arrêtais pour finir en apothéose avec Europtrap. Si nous avions vu le jeune rappeur il y a un an au Printemps de Bourges, on peut dire qu’il se donne de plus en plus à son public, et que décidément, les festivals lui vont très très bien.

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Vald, © Les Insouciants

Pour finir la journée en beauté, le Main Square nous proposait Kungs, Major Lazer et Dirtyphonics. À tout ce beau monde, on l’avoue, on ne peut pas dire non ! On s’échauffe un peu et c’est parti pour plusieurs heures de danse. Avec le premier, on retrouve les remix de tubes d’ABBA ou encore le fameux Freed from Desire de Gala et bien évidemment This Girl et I Feel so Bad, bref tous ces hits qui ont animés plus d’une soirée. Avec le collectif de Diplo, ce sont des tubes ayant rythmés les précédents étés que nous nous remémorons comme Watch Out For This, Lean On ou encore Cold Water.

Une programmation éclectique pour terminer en beauté 

On débute notre dernière journée avec un véritable coup de cœur pour Kensington. D’origine néerlandaise, ce quatuor charismatique nous a séduit grâce à une prestation sous le signe du rock mais aussi de l’humour. On retiendra notamment les nombreuses interactions avec le public envers qui ils sont extrêmement reconnaissants et blagueront en parlant de petit déjeuner, puis, en demandant où se trouve le syndicat. Voyez plutôt comment nous perçoivent les étrangers ! Ils inviteront également la foule à danser sur Fiji, titre au rythme et à la ligne de guitare entraînants. Mention spéciale pour All For Nothing (Rivals, 2014) et Sorry (Control, 2016).

Kensington sur la Green Room, © Les Insouciants

Évidemment, il était impensable de profiter pleinement de ce dimanche sans voir Mark Lanegan et Seasick Steve. Pointures dans leurs genres respectifs, le premier nous a offert une heure de rock alternatif clôt sur une reprise du célèbre Love Will Tear Us Appart de Joy Division, tandis que le second nous a directement transporté aux États-Unis avec son irrésistible blues et un humour décapant.

En parlant d’humour, impossible de passer à côté des Naive New Beaters ! Alors que nous les imaginions parfaitement ambiancer la Main Stage avec leur chaloupe, c’est sur la Green Room qu’ils se sont produits. Une chose est sûre, entre leur concert donné au Splendid dans le cadre des Paradis Artificiels et celui-ci, c’est le jour et la nuit ! Mené par un David Boring déchaîné et au talent inégalable de chauffeur de salle, le groupe a conquis les festivaliers sans aucun mal, tous levant le petit doigt à sa demande « en rapport à une première fois » avant que ne résonne Wow Now. S’en suivent Live Good et sa désormais célèbre chaloupe dont le but et de balancer les bras en l’air de gauche à droite ainsi que deux titres de leur dernier opus en date : Words Hurt et Montecristo. S’enchaîneront ensuite divers titres issus des trois albums du trio, allant de La Honda à Shit Happens en passant par Heal Tomorrow interprété sans Izia qui a brillamment était remplacée par la bassiste Audrey Henry. À l’annonce de Get Love, David s’adresse à nouveau au public, le conviant à faire monter des filles sur les épaules de garçons. Le trait humoristique du chanteur ne s’arrêtant pas là, il propose également à des garçons de monter sur celles de filles même si « ça fait plus mal« , ce qui engendre des rires avant qu’il ne poursuive en demandant des « coeurs patates« . Autant dire que pour une première, le groupe était au top de sa forme, signant une véritable réussite. On aurait même voulu que cette petite fête dure plus longtemps, notamment avec l’interprétation de Bang Bang qu’on apprécie tant !

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Naive New Beaters sur la Green Room, © Les Insouciants

Autre gros coup de cœur de la rédaction en ce dimanche pour les New-Yorkais de The Lemon Twigs. Mené par les frères D’Addario, le groupe nous a joué les titres de leur premier album, Do Hollywood (2016). Tout d’abord une entrée sur scène marquée par leurs looks décalés, puis Brian D’Addario commence à chanter Wanna Prove to You, leur dernier single. Changement immédiat d’époque : une voix, des chœurs et un instrumental clairement teinté de sonorités sixties. Le public est directement conquis, nous aussi. Les titres s’enchaînent et on en oublierait presque le fait qu’on est en 2017, à Arras sur la Green Room. A la moitié de la prestation, Brian, qui était à la guitare et son frère, Michael, à la batterie, échangent leurs rôles. On entend enfin à sa juste valeur la voix du second frère et on est loin d’être déçu, surtout quand arrive le presque-slow As Long As We’re Together. Presque, car le refrain est porté par une magnifique énergie et des chœurs sublimes. D’ailleurs, mention spéciale au claviériste Danny Ayala pour son talent instrumental et vocal. Si vous avez des envies de voyages dans le temps, on vous les recommande chaudement !

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The Lemon Twigs sur la Green Room, © Les Insouciants

Si on est bien conscient que depuis la création du webzine Savages ne rentre pas dans notre ligne éditoriale – et ce, pour le plus grand malheur de notre rédactrice en chef -, nous avons décidé de faire une exception à la règle au sens où nous les suivons depuis la sortie de leur premier EP, I Am Here en 2012. Cinq ans après ce concert mémorable donné à La Boule Noire, l’ambiance intimiste de la salle a été balayée par la Main Stage, nous procurant à la fois une vague de fierté et une étrange sensation.

C’est donc avec plaisir que nous avons découvert quelques morceaux issus de leur second album, Adore Life (2016), dont les puissants singles The Answers et Fuckers, mais aussi profité de ceux présents sur Silence Yourself (2013) : I Am Here, City’s Full, le marquant Hit Me, ou encore le single qui les a réellement révélé, Husbands. Au chant, Jenny Beth a clairement trouvé ses repères, n’hésitant pas une seconde à prendre un long bain de foule tandis que les filles continuent à assurer derrière. Après un tel show, on espère vivement pouvoir les revoir en salle pour de nouvelles sensations !

Savages sur la Main Stage, © Les Insouciants

Juste avant l’arrivée de Thom Yorke et du mythique groupe Radiohead, la Green Room a accueilli un jeune beatmaker répondant au nom bestial de Thylacine. Loin du marsupial, on trouve un jeune homme habité par ce qu’il crée. Influencé par Massiv Attack, Four Tet ou encore Moderat (rien que ça), il a su faire bouger les festivaliers à l’aide de son saxophone et de ses platines. Le rythme à la fois doux et scindant de sa musique nous a emmené loin d’Arras. Un beau voyage donc ! Et parce qu’on regrette fortement de ne pas avoir pu embarquer avec vous tous, on vous laisse son soundcloud juste ici.

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Thylacine sur la Green Room, © Les Insouciants

En attendant la quatorzième édition du Main Square qui se déroulera du 6 au 8 Juillet 2018, on espère que ce report vous aura procuré un peu de bonheur ainsi que, pour ceux qui étaient présents, quelques bons souvenirs. On vous donne rendez-vous tout l’été pour une tournée des festivals, et bien évidemment, l’année prochaine au même endroit pour de nouvelles aventures à vos côtés !

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