[LIVE REPORT] Mauno @ Espace B, Paris

Retour sur la soirée du 30 septembre avec Mauno en live

Le samedi 30 septembre 2017, il nous était donné l’occasion de découvrir en live le groupe canadien Mauno, pour lequel nous venions tout juste de chroniquer leur dernier album, Tuning (Chronique à retrouver ici). Timing parfait donc, où tout s’enchaine pour ce groupe découvert, pour notre part, il y a à peine 1 mois.
La découverte du single et du clip Helah nous avait donné envie d’en savoir plus sur ce quatuor et nous avait amené à l’écoute de leur deuxième album Tuning.
Ce qui nous avait marqué et intéressé dans cet album, c’est cette notion de continuité irrégulière, mais également la voix saisissante de Nick Everett et la place prépondérante laissée aux instruments. Nous étions alors impatients de découvrir ces titres – mais aussi ceux de leur premier album Rough Master – joués sur scène, et comment cette impression de mash-up pouvait être retranscrite en live.

Mauno était donc de passage à Paris lors d’une soirée organisée par le label Atelier Ciseaux, à l’Espace B donc, à Paris, où 3 groupes se produisaient; Mauno était donc accompagné de Belmont Witch et Good Morning.

Un petit mot sur la salle avant de commencer; ce n’est pas forcément celle que l’on préfère, avec des lumières qui ne mettent pas vraiment en valeur les artistes, mais une chose est sûre, sa petite taille et l’impression d’être dans une cave permet d’être au plus près des artistes sur scène.

Nous avons assisté à la prestation de Belmont Witch, qui inaugurait cette soirée, groupe qui nous était inconnu jusqu’alors. Il est décrit comme le projet solo mais en groupe de Michèle du groupe Rose Mercie, accompagnée ici par Jérôme Ganivet et Milia de Deaf Parade, qui  joue un post-punk lo-fi ultra addictif sur lequel flirtent les spectres de Broken Waters et The Raincoats. Michèle est à la guitare et au chant, mêlant titres en anglais, et en espagnol, en passant par le français, Jérôme est à la guitare et aux choeurs, et Milia à la batterie et aux choeurs également. Nous n’avons pas été largement emballés par cette prestation malheureusement, qui manquait peut-être un peu de maturité.

Le temps de désinstaller pour l’un et d’installer pour l’autre, Mauno arrive ensuite sur scène. Le vintage est de sortie! Entre les tenues de certains – un peu mod pour Eliza Niemi, clairement 80’s pour Nick Everett – et les instruments – magnifique basse d’Eliza Niemi.
D’allure sérieuse et peu ouvert, Nick Everett nous paraîtra ensuite très vite habile en maitre de cérémonie, souriant, moqueur, presqu’un peu clown. Il précisera qu’il est impressionné et agréablement surpris par Paris et ses habitants, à l’opposé des clichés négatifs qu’il peut y avoir sur les Parisiens. Eliza Niemi et Adam White, à la batterie, le suivront souvent dans ses apartés, en faisant quelques remarques; seul Scott Boudreau à la guitare restera dans son coin, tapi dans l’ombre, très introverti, à la limite de l’autisme. Il aura d’ailleurs des gestes qui attireront notre regard, mais qui nous pousseront à penser que ce dernier se donne corps et âme dans sa musique. Nick Everett, certes dans la lumière, aura néanmoins un comportement similaire, avec des jeux de jambes particuliers et quelques bruitages, on le verra aussi se taper le poing sur le front.

D’un point de vue musical, nous avons tout de suite été témoin d’une entente complice entre les 4 membres du groupe, mais surtout d’une extrême écoute les uns les autres: Nick Everett semble être le maestro, et tous, d’un regard absorbé, semblent se caler sur les uns et les autres.
Manau nous a proposé une setlist mélangeant des titres de Rough Master et de Tuning. Avant d’entamer le titre Com, deuxième single du dernier album, Nick Everett en profite pour parler du clip un peu barré, en précisant que la réalisatrice, Ali Seglins, a fait le déplacement depuis le Canada pour les accompagner à Paris; Eliza Niemi ira même jusqu’à la pointer du doigt.
Adepte d’une musique libre et parfois chaotique, qui nous emporte et nous perd en même temps, Nick Everett s’amusera également à nous préciser à plusieurs reprises qu’un titre arrivait à sa fin comme pour nous autoriser à applaudir.
En tout cas, l’ensemble a très bien fonctionné et nous n’avons pas vu le temps passer; aussi agréable en écoute dans son canapé qu’en live, on vous recommande vivement de vous plonger dans l’univers de Mauno.

Malheureusement, nous n’avons pas pu assister au set de Good Morning.

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