Rencontre avec Sugar & Tiger

A l’occasion de la sortie de Télévisage, Les Insouciants ont rencontré Didier Wampas et Florence Vicha

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Le lendemain de la sortie du premier album de Sugar & Tiger, Télévisage, le mardi 22 avril 2014, Les Insouciants ont rencontré Florence Vicha – alias Sugar, et Didier Wampas – alias Tiger, dans les locaux d’Ephélide, pour une petite conversation autour de leur projet.

 

Les Insouciants: Sugar, c’est toi Florence, et Tiger, c’est toi Didier ! Mais d’où vient ce nom?

Florence: L’inverse serait rigolo! Sugar, ça vient d’un pseudonyme que j’avais il y a longtemps sur internet, et qui après s’était transposé dans la vrai vie. Et voilà, dès que je fais quelque chose, une vidéo, une photo, n’importe quoi, je signe toujours Sugar. Et puis du coup, je cherchais un nom pour lui, et il a un tigre tatoué sur le bras, et je trouve que ça va bien avec son caractère. Donc voilà, Tiger, c’était à cause de son tatouage. Et Sugar, vu que j’ai une voix douce et je suis gentille.

 

Et donc c’est un projet familial; comment avez-vous eu l’idée?

Florence: Oui, ça l’est devenu. On était que tous les deux au début, et 1 an après avoir fait Henri, en mai, il y a un ami à Didier qui est rennais et tourneur qui nous a dit: le 23 aout vous faites un concert. Alors nous on s’est regardé, « euh, on a que 4 morceaux et pas de musiciens »…Mais on n’a rien fait… Ah si, on a répété 2 fois, on aurait dit de la musique de drogué.

Didier: Donc voilà, 1 semaine avant, on n’avait rien. Les enfants (Arnold et Diego) étaient en vacances et comme ils sont musiciens j’ai dit : « bah, venez avec nous en Bretagne, on verra bien ».

Florence: On a fait 1 répet’ et on a fait le concert avec eux.

 

Votre musique, c’est du pink’n’roll, c’est ça?

Didier: C’est marrant des fois il y a quelqu’un qui sort un truc un jour comme ça, mais c’est marrant comme ça reste. C’est le tourneur lors du premier concert qui a trouvé ça pour mettre sur son site Sugar & Tiger, pink’n’roll, et tu vois du coup c’est resté. C’est l’allusion qu’il a fait au groupe.

Florence: Ouais, pink, parce que c’est un peu naïf et sucré.

 

C’est une version édulcorée du rock’n’roll?

Florence: Exactement. Mais ça nous définit assez bien finalement. Moi je trouve que c’est bien. Si je l’ai mis sur Facebook, ça veut dire que c’est une bonne idée.

 

Sinon, il y aurait autre chose pour vous définir?

Florence: Nan, je vois pas, il y a des gens qui ont essayé d’inventer des trucs. Il y en a qui disait bubble gum pop, du bubble rock aussi… Mais pink’n’roll, c’est celui qui nous correspond le mieux.

Didier: De toute façon, c’est comme pour tous les groupes, c’est dur.

Florence: Non, mais pink’n’roll, c’est très bien. En plus, c’est du jamais entendu, c’est un nouveau mot.

 

« Tiger, c’était à cause de son tatouage. Et Sugar, vu que j’ai une voix douce et je suis gentille. »

 

Chacun a-t-il un rôle déterminé dans le groupe?

Florence: Didier ramène ses trucs à la guitare. Il les chante en yaourt, donc il invente toutes les mélodies, et après, moi j’écris les paroles, parce que c’est mon rôle. Diego invente à la batterie, mais chacun est libre de faire ce qu’il a envie.

 

Qu’est ce qui vient plutôt en premier?

Didier: Les chansons à la guitare. C’est comme pour les Wampas, c’est les même chansons que les Wampas. J’écris pas spécialement pour Sugar & Tiger, ou pour les Wampas, j’écris des chansons, quand on a besoin de chansons, on pioche et puis voilà. J’ai toujours des chansons, j’en ai plein et puis on pioche, on prend ce qu’il y a.

Florence: T’en as des centaines et des centaines!

 

Et qu’est ce qui fait que telle ou telle chanson sera plus pour Sugar & Tiger, ou pour les Wampas?

Didier: C’est le hasard. On regarde, et puis je lui fais écouter des chansons et quand ça lui plait, on en prend une.

Florence: Voilà, il faut que j »arrive à les chanter parce que je ne suis pas chanteuse. Donc je me dis : « Ah! celle-là j’y arrive à peu près, je veux bien essayer d’écrire les paroles », sinon des fois il y a des chansons que tu as testé avec les Wampas, mais qui ne vont pas, alors il les propose aux Bikini.

 

Avez-vous des influences particulières ou ça vient comme ça?

Florence: Ça vient comme ça. Déjà nous deux on écoute des choses un peu différentes, mais pas trop. Mais ce que j’écoute moi ne ressemble pas du tout à ce qu’on fait, c’est un autre monde.

Didier: C’est un peu par hasard. Comme on disait tout à l’heure, je fais les chansons, après on chante dessus et ça donne ce que ça donne.

Florence: Les références qu’on a eu de base au tout début pour essayer d’inventer le concept, c’était les Ramones, des chansons rapides avec des petites mélodies.

Didier: Les Ramones et les Raveonettes, mais c’est un peu le hasard ; c’est ce qu’on aime, c’est pas du tout ce qu’on a essayé de faire, on n’a rien essayé de faire de précis.

Florence: Non mais c’était les 2 références sur lesquelles on était complètement d’accord. Mais après on n’a pas du tout réussi à faire ça, on n’a pas essayé. Juste faire quelque chose de spontané.

 

L’album est assez court?

Didier: Bah déjà, à la base, on devait faire 4 titres. On partait, on avait 3 jours de studio, 4 titres… On en a fait 11. C’était pas prévu.

Florence: C’est son label qui nous avait payé du studio pour voir ce que ça donne histoire qu’on fasse des démos, donc ça devait vraiment être un truc très simple. Et en fait, on était tellement efficace, ou je sais pas ce qu’il s’est passé, mais tout a roulé comme ça. Alors après on s’est dit : « bon bah il reste encore 2 jours de studio, qu’est-ce qu’on fait ?  Bah on va inventer. » On a écrit pleins de morceaux tous ensemble. Il y a quelque chose, je sais pas si c’est parce qu’on se connait tous bien ou quoi, mais il y a quelque chose.

Didier: Chacun a son style ! Tout le monde avait des chansons, et chacun les jouait et ça collait tout de suite.

Florence: Et quand c’est fini, on en a 11. Va falloir dire ça au patron…

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Pouvez-vous nous parler de la pochette?

Florence: Ça, c’est moi. Oui parce que moi je leur ai demandé. Je voulais faire un truc collaboratif : « donnez-moi des idées ! », et puis c’est des garçons, et les garçons, ils ne savent pas trop ! Alors vu que mes chansons sont inspirées par les road trip, enfin moi j’y vois les références que j’y mets, et ça c’est un criquet qui était posé sur notre pare-brise un jour. Je l’ai pris en photo par en-dessous, comme ça on dirait qu’il vole, et puis je lui ai mis des yeux, après avoir vu des américaines qui font des badges un peu ratés, où elles mettent des yeux sur tout, et je leur ai dit : « Ah c’est génial, je peux vous piquer l’idée? » Voilà, je voulais un truc un peu original et gai; parce que la chanson française souvent, les pochettes, c’est des portraits très sérieux, moi je voulais un truc un peu plus fun.

Didier: C’est dur les pochettes, c’est toujours dur de toute façon. C’est comme là avec les Wampas, on vient d’enregistrer et il faut trouver une pochette…

Florence: C’est dur de trouver et je voulais pas un truc trop sérieux, même si je prends très au sérieux ce qu’on fait.

Didier: Mais on l’a laissé faire parce que, moi, je sais que c’est chiant. Quand je fais des pochettes, souvent c’est moi qui les fait pour les Wampas, et quand tout le monde vient donner son avis c’est : « Ah moi je préférerais ci ! Moi je préférerais ça ! »… Autant laissez faire, faut qu’une personne le fasse sinon on s’en sort plus.

Florence: Et du coup, j’ai appris Photoshop et tout ça, et ça a donné ça. Et je voulais du rose, le rose fuchsia, indispensable! Et puis même la police du groupe, on était à la maison avec mon père, on regardait pleins de police, et a un moment donné on s’est tous dit : « Ah celle-là ! »  Et voilà, on a gardé ça !

 

Et le titre, Télévisage?

Florence: J’arrive pas à expliquer d’où je sors ce mot, vraiment. Je sais que ça m’est venu quand on était aux États-Unis dans un motel, je regardais la télé et les présentateurs américains. Ils ont des visages complètement hallucinants, qui sont ne pas réels, et tout d’un coup, il y a ce mot qui m’est venu, télévisage, c’était pour décrire le visage de ces gens-là. Mais c’est un peu bizarre à expliquer.

 

Et du coup, il n’y a aucun rapport avec un titre de l’album?

Florence: Non, pas directement, mais en filigrane oui, parce qu’il y a plusieurs chansons qui évoquent soit les motels, soit les routes aux États-Unis.Dans Johnny Téléphone, le mec est tout seul, et je le vois bien regarder la télé américaine et le présentateur et…télévisage !

 

Et justement, qui sont ces personnages dans l’album?

Florence: Henri, c’est son troisième prénom, donc c’était pour lui. C’est marrant parce que lui dans ses disques, il écrit Virginie, Valérie, Christine, tout ça…Moi, c’est Henri, Raphaël, donc je me dis chacun ses goûts. Mais ça part d’un personnage imaginaire, et puis après ça crée une espèce de sensation en moi. J’écris à partir de ça. C’est pas vraiment des personnages réels. Il doit y avoir 1% de quelqu’un que j’ai connu, c’est une espèce de mix. C’est des sensations que j’essaie de mettre plutôt.
Et avant de le connaître, j’aimais pas du tout les Wampas. Je voulais même pas m’y intéresser. Quand je l’ai rencontré, je me suis dit, bon je vais écouter quand même, et j’ai beaucoup aimé cette chanson, Johnny Mac Donald où il se lâche complètement, et je la trouvais vraiment géniale. Je pensais souvent à ce mec, Johnny Mac Donald qui n’existe pas. Bon bah il revient, et je chante à sa place, et je suis très heureuse d’avoir fait revenir Johnny Mac Donald.

Didier: Faudrait que je revienne et que je fasse une troisième chanson…

Florence: Ça y est, il est revenu, ou pas… D’ailleurs on sait pas. Là, il attend près de son téléphone!

 

« je voyais noël approcher, je voyais que la maison de disque ne bougeait pas, je me suis dit: bah si c’est comme ça, je vais leur dire on sort le single. »

 

On voyage beaucoup, la Russie, l’Ukraine, les Etats-Unis…

Florence: Je ne suis jamais allée en Russie ni rien. Je suis jamais bien à ma place. Enfin si, tout va très bien mais j’ai toujours envie d’aller ailleurs. Lui aussi ! On adore voyager. Tu vois, là je suis ici et je suis en train de me demander depuis tout à l’heure si je vais pas m’asseoir là.

Et découvrir d’autres pays, d’autres cultures, je trouve ça fascinant. Il y a des pays comme la Russie qui me fascine, l’Ukraine aussi, même si en ce moment c’est un peu bête de citer les deux en même temps. Le Japon, et les Etats-Unis évidemment, ça fait très cliché de dire ça, mais quand on est aux Etats-Unis, on est comme dans un film. Voilà, c’est comme dans un film en permanence, et c’est le seul pays où je suis tranquille. Tu sais que tu ne vas pas mourir de faim et tu sauras où dormir. T’as juste à penser à conduire,regarder les paysages et voyager. Moi j’adore ça.
Là, les pays que tu cites, c’est dans la chanson Paris-Monaco où je suis en train de rêver en fait. Ce n’est pas réel ! Les rêves c’est toujours incohérent donc  j’ai essayé de retranscrire ça mélangé avec d’autres sensations.

 

Et il y a Trestraou.

Florence: Ça, c’est la plage en Bretagne où j’allais tout le temps ado, et où j’ai fait mon premier concert avec mon autre groupe en tant que bassiste.

Didier: Et moi je voulais appeler l’album comme ça…

Florence: Oui, parce que je l’ai emmené à Trestraou, et le nom le faisait beaucoup rire. C’est breton ! « Tres » c’est la côte normalement et « traou »…je sais pas…le chemin de la côte je crois. « Traou » c’est le chemin… Enfin, il faudra vérifier, il me semble… (ndrl: après vérification, il semble que Trestraou veuille dire: la plage de la vallée). Du coup, dedans, je raconte des souvenirs de mes jeunes années, d’adolescente grunge.

 

Et il y a un single de noël. C’était pour être dans la mode du single de noël?

Didier: Non, ça devait être la deuxième chanson qu’on a fait.

Florence: Voilà ! Et puis je trouvais que maintenant qu’on avait bien enregistré en studio, je voyais noël approcher et la maison de disque ne bougeait pas donc je me suis dit : « bah si c’est comme ça, je vais leur dire on sort le single ». Je me suis occupée de tout. J’ai fait la pochette, l’impression, et j’ai dit à la maison de disque : « voilà il est prêt. » On en a fait que 100. Je les ai numérotés parce que je savais pas combien de gens en voudrait, et en fait ils sont tous partis comme des petits pains. Tout le monde en a voulu (ndrl: Yann Barthès aurait le 100e exemplaire…), donc j’étais contente, au moins que ça existe, si l’album sort jamais, je sais pas…

 

Du coup, il y a eu beaucoup de scènes avant d’enregistrer l’album?

Florence: Entre le premier concert et l’enregistrement, il y a eu une dizaine de dates.

 

Est-ce que ça a influencé le son de l’album de l’avoir présenté en live?

Florence: Ce qui a influencé, c’est entre Henri et Noël Christmas où on était que deux, et hop tout d’un coup on fait notre premier concert du coup on a Arnold et Diego (ndrl: les fils de Didier) et Jean-Mi (des Wampas) qui font partie du groupe. Forcément c’est différent, et je pense que ça a plutôt influencé au niveau de ça. Au niveau des musiciens dont chacun a apporté sa patte.

 

Vous pouvez nous parler du clip de Car c’est toi?

Didier: Le clip, on l’a fait avec David Vallet. C’est quelqu’un qui suit les Wampas depuis 15 ans. Il est venu aux répet’, il a demandé : « Je peux vous filmer? » Et depuis, il est resté. Il nous filme. Il a déjà sorti 2 dvd qui s’appellent For the Rock où il nous suit pendant 1 an ou 2. Et là il fait des scopitones, ça s’appelle Scopitone is not Dead, et ça coûte 500 €. Tu sais, un clip ça coûte 10 ou 20 000 € d’habitude, et là, ça coûte 500 € donc on a fait ça avec lui, ça nous semblait naturel et normal. En plus on l’aime bien, il est cool.

Florence: J’aime bien sa façon de filmer qui est très spontanée ; ça se passe en un après-midi et ça ressemble vachement à notre manière de fonctionner, au feeling.

 

Ça a été assez rapide?

Didier: Ouais, on a fait ça en 2h, avec une camera et hop ! Un appareil photo qui filme, et on fait ça ! C’est monté et deux jours après on l’a donc c’est cool.

Florence: Il fallait juste trouver un lieu.

Didier: On a fait ça à côté de chez nous à Pantin, au bord du canal. On connaissait bien cet endroit et on aimait bien.

Florence: Je voyais pas trop où le faire ailleurs en fait à Paris, parce qu’il faut soit demander des autorisations, soit il y a des gens qui passent. Et là, c’est un endroit que j’aime bien. Le Chat uranium, on l’a fait au même endroit.

Didier: Comme la maison de disques nous a dit qu’elle avait 2 000 € pour faire des clips…

Florence: On leur a dit qu’on allait en faire quatre. Ils étaient étonnés et puis, ils nous ont dit ok. Il y en a d’autres qui vont venir.

 

Et sinon, c’était compliqué de ramener une batterie? Parce qu’on sent le batteur un peu malheureux…

Florence: C’était le grand drame du batteur!

Didier: Mais c’était fait exprès. Plutôt que de faire semblant de taper sur quelque chose, bah il a fait le batteur qui s’emmerde derrière ! Il en rajoutait un peu.

Florence: C’était pas vraiment tant joué que ça ! C’était un peu son caractère quand il est contrarié. Donc moi j’ai trouvé, plutôt que de faire l’idiot, de taper partout comme tu dis, donc voilà je lui ai dit: « Soit toi-même! Tu t’emmerdes, t’es contrarié, t’as pas de batterie. Emmènes tes baguettes quand même. » Il m’a répondu: « oh non ! » et j’ai dit: « Si ! T’emmènes tes baguettes ! »

 

Et ça, c’est le blouson du clip? (ndrl: Florence porte le même blouson que dans le clip) Ce serait pas une idée de merchandising?

Didier: Si, si, pourquoi pas, on en a fait 20 du coup alors…

Florence: Du coup on en vend, on en a vendu quelques uns. En fait, on les a fait avant de faire le clip même.

Didier: Mais c’est par hasard ! Diego a fait son stage à Planet Live où il y a un mec qui fait des t-shirts; c’est vrai qu’il lui en a fait un, donc il est arrivé un jour chez nous avec son blouson, on était…

Florence: Wouah! Je veux le même ! Donc on lui a dit va faire le même et dit lui de nous en refaire plein. Et du coup après, on les a mis dans le clip, et puis on va les vendre. Je trouve ça sympa, ça change en plus.

« Parce que quand au début les mecs ils venaient et qu’ils disaient Manu Chao, machin!… Oh! Tu t’es planté de concert, désolé! »

 

Samedi dernier (19 avril), vous avez sorti votre album en vinyle pour le Disquaire Day et vous avez joué Place Sainte Marthe, comment cela s’est-il passé ? 

Didier: On a joué une demi-heure, c’était super bien.

Florence: Tous les gens étaient contents, à part les hipsters qui étaient trop sérieux et qui ont pas du tout aimé parce que c’est trop joyeux.

Didier: Il y a des gens qui aiment pas ce qu’on fait, c’est normal. Et il y en a plein avec des barbes qui ont bien aimé…

Florence: Oui, des barbes et des lunettes. C’est vrai qu’il y avait beaucoup de monde, vu que c’était sur une place, il y avait plein de passages.

 

Et au niveau du public, c’est le même que pour les Wampas?

Florence: Ça commence à se mixer un petit peu, mais au début oui.

Didier: Mais évidemment, les gens viennent, ils ne connaissent pas. C’est un groupe que personne connait, qui n’a pas fait de disque. Et puis après, il y en a qui aiment et qui reviennent.

Florence: Au début c’était très dur surtout, enfin sur scène pour moi, parce que j’ai jamais voulu être sur scène et je ne sais pas chanter. Je me suis retrouvée comme ça, vas-y faut y aller, alors je tremble comme une feuille, et en plus tout le monde le regardait lui ! Tu vois, c’est comme si tu allais sur scène avec Johnny Hallyday qui faisait de la basse à côté, et toi vas-y tu chantes, mais on s’en fout. C’était très stressant. Les premières dates, c’était très dur, maintenant ça fait un an et demi qu’on en fait, donc ça va, les gens font attention à tout le monde, c’est ça qui est bien. Même à Arnold ils font attention. Et puis ils commencent peut-être aussi un peu à comprendre ce que c’est parce que quand au début les mecs ils venaient et qu’ils disaient Manu Chao, machin!… Oh ! Tu t’es planté de concert, désolé !… Sauf que du coup, on la joue maintenant…

Didier: Pour faire plaisir aux gens. Surtout qu’on n’a pas beaucoup de chansons pour l’instant, alors il faut remplir. Quand on aura assez de chansons, on fera plus ça.

 

Vous faites d’autres titres en live?

Didier: On est obligé de faire un petit peu des reprises des Wampas pour l’instant, mais on en fait pas trop. On fait aussi une reprise d’Amadou et Mariam, Je pense à toi.

Florence: Ça, c’est depuis la tournée en Asie parce que là, on a joué en Asie en février, et du coup pour les gens c’était un peu vendu comme Didier Wampas. On a mis pleins de morceaux de Didier ! Enfin plein… un petit peu.

Didier: On était bien obligé, on a joué une heure, une heure et demie !

Florence: En rentrant, on a décidé de garder ça, histoire d’étoffer un petit peu.

Didier: Sinon, des fois on faisait deux fois les chansons.

 

Et les gens s’en aperçoivent, ou ça leur est égal?

Didier: Si, au début du concert ils écoutent, ils bougent pas trop, et après tu refais celles du début et puis là ils sont contents, ils sont dedans.

Florence: Moi au début je pensais que ça allait saouler les gens, mais après je me suis dit, je vais faire confiance.

Didier: Tu vas à un concert où tu connais pas les chansons, tu les entends une deuxième fois, donc c’est comme quand tu as un cd, t’es content la deuxième fois aussi. Donc on peut tout jouer deux fois.

 

Et c’est joué exactement de la même manière?

Florence: Ah oui, juste qu’on est plus dedans. Mais on fait pas tous les morceaux, 3-4. Enfin, c’est lui qui décide, c’est improvisé, alors à chaque fois faut le regarder, qu’est-ce qu’il est en train de nous faire… On lui fait confiance, il a l’expérience.

 

Avez-vous joué dans d’autres pays?

Florence: Non, il y a juste eu pendant les vacances d’hiver. On ne peut jouer que pendant les vacances et les weekends vu que les garçons sont au lycée.

Didier: On a fait le Cambodge, le Laos et la Thaïlande. Et puis sinon la Belgique il y a pas longtemps, en rentrant.

Florence: Et c’est tout, pas d’autres pays étrangers. Mais j’aimerais bien jouer au Québec.

Didier: Sinon, on a joué à la Réunion, avec les Bikini qui nous accompagnaient.

 

Dans la musique actuelle, y a-t-il des artistes que vous appréciez particulièrement, ou même peut-être que vous n’appréciez pas du tout?

Didier: Aujourd’hui, on peut se permettre d’ignorer. Quand t’écoutes pas la radio, tu regardes pas la télé déjà… Il y a que le supermarché…

Florence : On n’a pas de télé donc… Mais ils ont changé la radio au Franprix, elle est mieux maintenant!

Didier: Dans les choses qu’on aime bien, il y a les TemplesDaniel Romano, de la country à l’ancienne, country des années 70. En fait on s’est renseigné sur internet parce que sur la pochette il est habillé en cow-boy de cinéma, tu te demandes ce que c’est.

Florence: C’est vrai qu’on écoute pleins de choses, récentes ou anciennes, on est tout le temps en train de chercher des trucs. Je sais pas moi en ce moment j’écoute que Sammy Decoster, mais c’est sorti il y a 5 ans donc ça marche pas…

 

« On verra bien, dans une crêperie bretonne? Ou je peux appeler Alan Stivell ? »

 

Didier, tes projets parallèles sont toujours en cours, ce n’est pas trop dur de jongler entre tout ça?

Didier: Non, au contraire c’est bien. Ça occupe, et c’est ce qui fait que ce n’est jamais la routine.

Florence: Il ne s’ennuie pas !

 

Et là, vous avez déjà d’autres projets?

Didier: Il y a des concerts, et on va se remettre à répéter pour faire de nouvelles chansons.

Florence: Et des nouveaux clips ! Mais lui il tourne avec les trois groupes du coup.

Didier: Du coup il y a pleins de dates. C’est bien, on s’ennuie pas!

 

Donc pour le moment, la suite c’est un prochain clip?

Florence: Vraiment dans l’immédiat c’est ça, et après concerts à partir du 10 mai jusqu’au 16 ou 17 août.

 

Vous savez déjà quel titre pour le clip?

Florence: Moi je voulais faire Hôtel Raphael, et les garçons voulaient faire Trestraou, donc à la majorité…

Didier: Trestraou, ça change vraiment des autres morceaux, alors ce serait bien de montrer une facette différente.

Florence: Maintenant faut qu’on réfléchisse à un lieu…

 

Pourquoi pas là-bas?

Florence: J’y ai pensé mais c’est vachement loin. Autant rester pas loin ! C’est quoi la ville la plus proche? Deauville? On fait croire que c’est Trestraou. Non, je sais pas ce qu’on va faire. Il faut trouver le lieu, une fois qu’on a le lieu, on y va tous, et là, on improvise et voilà.

 

Il n’y a pas de scénarios?

Florence: Tous nos clips en tout cas oui. Pour Noël Christmas, j’ai dit : « Tiens, on va aller à la fontaine avec des lions à la Villette« , et de fil en aiguille, on s’est déplacé dans le parc. Henri, on était aux États-Unis. Quand il y a le lieu, l’atmosphère, après on est lancé. C’est parti !

On verra bien, dans une crêperie bretonne? Ou je peux appeler Alan Stivell ? J’y réfléchis, surprise!…

 

En attendant le prochain clip, vous pouvez vous procurer l’album Télévisage dans tous les bons disquaires ou en ligne!

Et retrouver Sugar & Tiger en concert:

10 mai, FLEURIEUX SUR L’ARBRESLE, Roots de Campagne
16 mai, TROYES, La Chapelle Argence
17 mai, SAINT-LÔ, Festival Les Hétéroclites
31 mai, AULT, Mil.v’Ault
6 juin, DAX, Satiradax
8 juin, TOURS, Aucard de Tours
28 juin, FONTAINE, Festival du Travailleur Alpin
16 juillet, RENNES, Bar de la Cité
17 juillet, EU, Rendez-vous du Jeudi
18 juillet, BRIOUZE, Art Sonic
9 août, SELANGE (Belgique), Donkey Rock Festival
13 août, ISSUS, Lyze Rock Festival
14 août, LUXEY, Musicalarue
4 octobre, MESLIN, Octobre Rock

 

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